Memphis
Je me lève vers 7h30 et je laisse Colette récupérer un peu de sommeil. Nous allons déjeuner vers 9h30. Le café est correct et il y a des différentes céréales
Je demande si le son autour de la piscine peut être baissé. La réceptionniste me dit qu’elle va vérifier, car il a déjà été baissé. Quelques minutes plus tard, la musique est arrêtée, alléluia! Colette part pour Graceland vers 10h30. Elle y va seule pour plusieurs raisons, la principale étant que je risque de lui gâcher son plaisir et l’autre, que j’ai besoin de me poser et de prendre mon temps. Je m’installe donc pour écrire le journal, que j’ai négligé depuis quelques jours. Il fait chaud et humide à Memphis.
Une femme me donne des indications précises et je me retrouve dans la plus grande laverie que j’aie jamais vue. Je sélectionne une laveuse frontale à 2 $, puis je vais lire dehors assise sur le marchepied de Westy, parce c’est pas mal bruyant. Ça me coûte juste 1 $ pour le séchage, avec en prime, un spectacle inusité pour moi : une machine à laver qui essaye de se sauver au cours du cycle d’essorage en bousculant bruyamment ses semblables : quel vacarme!
Je vais ensuite faire le plein d’essence, puis une petite épicerie. Je suis toujours étonnée que les fruits et les légumes soient si chers aux États-Unis. Ça coûte le même prix ou plus cher qu’au Canada, malgré le fait que beaucoup soient produits ici. Et c’est d’autant plus surprenant dans le Sud des Etats-Unis. Les oranges, les melons, le raisin, les pamplemousses, les avocats, sont généralement plus chers qu’au Canada. Les produits laitiers, en revanche, sont moins chers.
Colette
Tout le long de la visite, j’entends des extraits de chanson d’Elvis et plusieurs écrans télé nous passent aussi des extraits de spectacles. Le terrain de la maison est très grand. Je n’y vois pas de cheval, mais, près des clôtures blanches, des panneaux nous avisent de ne pas perturber ces animaux. Il y a plusieurs bâtiments extérieurs et les espaces
Après ma pause de dîner, je me suis rendue au musée où sont conservées les automobiles d’Elvis et ses deux avions privés. Une autre salle comporte une cinquantaine de ses «jumpsuits» de spectacle et celle appelée «Elvis after dark» évoque sa vie nocturne, désordonnée et excessive.
À la fin de chacune de ces parties, il y a un «giftshop» bien sûr. Je me réserve les achats pour la fin. J’achète finalement le DVD de la visite de Graceland (disponible seulement à Graceland) qui contient en prime plusieurs extraits de spectacles. Avis aux intéressés qui ne veulent pas se payer le voyage, mais qui sont amateurs dans l’âme.
Colette revient de Graceland vers 17h30, enchantée, avec une tasse, deux CD et un DVD. Nous profitons du four à micro-ondes et mangeons les plats congelés que j’ai achetés à l’épicerie. Nous nous couchons vers 21h30. Je prends un comprimé pour dormir.
Notes du jour
Cela veut dire « L’ivresse (ou drogue) au volant (Driving While Intoxicated), ça coûte très cher». Aux États-Unis, il y a même des avocats spécialisés dans le domaine : http://www.dwi.com/
- Aux États-Unis, les côtés des routes et des autoroutes sont scarifiés. Lorsqu’on roule sur ces bandes, ça fait du bruit et ça vibre, ce qui prévient l’automobiliste distrait ou fatigué qu’il quitte la chaussée. Sur beaucoup de routes régionales, il y a aussi de petits réflecteurs fixés à intervalles réguliers sur les lignes jaunes, qui sont très utiles pour la conduite de nuit. Nous n’avons pas ça au Québec : est-ce à cause du gel et de la neige? Parlant de routes, celles des États-Unis sont beaucoup mieux entretenues que celles du Canada et du Québec en particulier.
Dimanche 9 décembre (jour 200)
Memphis (Tennessee) – Bowling Green (Kentucky) : 450 km (280 miles)
Nous quittons les lieux vers 10h30 et prenons la direction nord-nord-est, vers Nashville. Cette portion de l’autoroute s’appelle l’Autoroute de la musique. Ici, presque tous les arbres ont perdu toutes leurs feuilles. Il fait encore humide et chaud ce matin. Nous nous arrêtons vers 13h15 pour manger. Nous complétons notre sandwich maison au jambon par une frite de chez McDonald. Je prends un peu de café, car je suis très amortie. Une chance que Colette est en forme, car je somnole sur le siège du passager. Nous contournons Nashville un peu plus loin par le nord-ouest, C’est une grosse agglomération.
La pluie s’est mise à tomber dehors, parfois accompagnée d’éclairs au loin. Nous avions prévu le coup et placé Westy légèrement en pente vers l’avant pour que l’eau s’évacue adéquatement. Colette réalise qu’elle ferme nos petits rideaux peut-être pour la dernière fois et elle en a la larme à l’œil. Dernière nuit de camping? Peut-être que oui, peut-être que non, mais nous savons bien que la neige et le froid nous attendent à Montréal et peut-être avant.
Pendant que Colette fait la vaisselle, je mets le blogue en ligne. Colette fait ensuite une mise en ligne de photos et nous nous couchons vers 22h00. À cause de la pluie, j’ai installé notre toilette de secours (la chaudière) pour la nuit.
Citations du jour
- Colette, décrivant le grand nombre de camions parfois très proches les uns des autres sur l’autoroute : « Il y a des motons de vans ». Traduction pour les Français de France : « Il y a des grumeaux de camions ». Jolie image.
- Colette, couchée, et fatiguée par sa journée de conduite, essaye en vain de me dire quelque chose : « Je vais arrêter de parler, sinon, tu vas encore me citer! ». C’est sûr, hi, hi!
Note du jour
Et c’est en vigueur depuis les années 1940, car à l’époque les autorités craignaient que les automobilistes manipulent les carburants de façon inadéquate. En Oregon, le Department of Environmental Quality voulait aussi éviter les débordements d’essence polluants causés par des clients inexpérimentés.
Les deux états continuent à appliquer ces règlements pour aussi éviter que les clients se sauvent sans payer. En Oregon, en 1982 et en 2003, deux projets de loi en faveur des stations self-service ont été rejetés.
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