Nous allons visiter le Museum of Northern British Columbia. Le bâtiment, construit comme les « longhouses » (habitations traditionnelles amérindiennes) est superbe et ses collections d’art amérindien, dont l’art Haïda sont magnifiques : masques, paniers, sculptures en argilite, etc. Avant de quitter Prince Rupert, nous piqueniquons avec vue sur la mer et le port et achetons un sous-plat et un poivrier sculptés de motifs amérindiens.
Nous prenons la route vers Prince George vers 18h00, c’est-à-dire pas mal plus tard que prévu. Les paysages sont superbes, car nous longeons le large fleuve Skeena et de l’autre côté de la route, il y a ces pentes abruptes et boisées. Nous nous arrêtons à Terrace vers 20h30. Nous mangeons un hamburger chez A&W et hésitons à aller plus loin pour camper : il y a un parc provincial 15 km plus loin, le camping municipal de Terrace et… le stationnement du WallMart. Finalement, ce sera le camping municipal. Il fait déjà nuit, nous ne voyons pas grand-chose, mais les sites sont spacieux. Le responsable du camping nous dit que des Québécois sont au camping : ils sont ici pour la récolte de champignons, qu’ils envoient directement au Québec.
Lorsque nous nous rendons aux toilettes pour nous brosser les dents, il fait nuit noire et le ciel est rempli d’étoiles. Il fait doux.
Lundi 10 septembre (jour 110)
Juste avant d’arriver à Smithers, notre étape du jour, nous nous arrêtons pour aller admirer les Twin Falls : deux chutes de 150 mètres qui sont alimentées par le glacier Kathlyn. Malheureusement, nos photos ne sont pas très bonnes, car le soleil avait déjà disparu derrière les montagnes.
Une fois la vaisselle faite, nous faisons le tri de nos photos des derniers jours et je mets ce journal à jour. Il est minuit, Colette dort depuis au moins une heure et demie.
Mardi 11 septembre (jour 111)
Ce matin, nous nous préparons pour aller faire une randonnée. Nous préparons notre lunch, chargeons le sac à dos de toutes sortes de choses (vêtements chauds, eau, lunch, jumelles, etc) et hop, en route vers le centre de ski. Mauvaise surprise, la route qui y mène est non seulement en gravelle, mais c’est la pire que nous ayons pris depuis le début du voyage. Plus planche à laver que ça, tu meurs. Une chance qu’elle ne fait que 8 km!
Nous mangeons notre lunch bien installées à l’abri du vent. Colette prend le chemin du retour, pendant que je continue pour me rendre jusqu’à un point de vue. Comme il n’y a aucune indication et pas de sentier tracé, car c’est très rocailleux, je tâtonne un peu pour finir par me rendre compte que je ne suis pas dans la bonne direction. Une chance que je vois bien, en bas, le sentier par lequel nous sommes montées : je le rejoins en coupant par la pente de rocaille, ce qui est très exigeant pour me genoux.
Je me réveille au milieu de la nuit pour un pipi : le ciel est si étoilé, que ça me donne le vertige!
Mercredi 12 septembre (jour 112)
Nous voilà en route vers Vanderhoof, un village d’environ 5000 habitants, où habite le frère de Renée. Le paysage change graduellement et les montagnes laissent place à des collines et à la plaine. Nous passons un énorme moulin à scie : l’industrie forestière est très active ici, et d’autant plus que la forêt est infestée par le dendroctone du pin : pour ne pas perdre tout le bois, il faut donc couper en cinq ans ce qui aurait du être coupé en plusieurs dizaine d’années! Avis aux intéressés : ils cherchent de la main d’œuvre à 23 $ de l’heure.
Nous arrivons à Vanderhoof vers 14h30, après avoir franchi le cap des 18 000 km depuis notre départ. Nous apprenons au Centre d’information touristique qu’en plus de la foresterie, les mines et l’agriculture (élevage notamment) font aussi partie des ressources du coin. Vanderhoof est également connu pour ses 43 églises, ce qui en fait l’endroit où le ratio église/habitant est le plus élevé au monde.
Comme la connexion internet est très bonne au camping, j’en profite pour mettre notre blog partiellement à jour, puis vers 17h00,
Jeudi 13 septembre (jour 113)
La nuit a été frisquette : la propriétaire du camping me dit qu’il faisait – 2,6 ºC ce matin. Le gazon est en effet encore un peu givré. Après le petit déjeuner, Colette prend une bonne douche chaude pour se réchauffer les os, puis nous faisons un lavage, pendant que nous répondons à nos courriels.
Vers 12h30, nous allons chercher Nathalie, car nous l’avons invitée à manger au restaurant avec nous. Une bonne jasette entre femmes nous permet de mieux nous connaître. Après ce bon repas, nous allons laver Westy, qui est plein de bibittes écrasées. Ouf, ça prend un bon bras pour passer le savon, la brosse, puis rincer le tout avec le jet sous pression!
La nuit a été frisquette : la propriétaire du camping me dit qu’il faisait – 2,6 ºC ce matin. Le gazon est en effet encore un peu givré. Après le petit déjeuner, Colette prend une bonne douche chaude pour se réchauffer les os, puis nous faisons un lavage, pendant que nous répondons à nos courriels.
Nous prenons la route vers Prince George, qui est à 95 km de là. Un petit tour dans la ville d’environ 80 000 habitants nous permet de nous repérer. Avant d’aller nous installer au camping, nous allons au Centre d’information touristique et nous faisons une épicerie. Le camping est bien organisé et propre, mais il est très près de la grand-route et il y a pas mal de circulation. Je continue à mettre le journal et le blogue à jour, car j’ai accumulé du retard. Dodo vers 22h30. Note : nous avons changé de côté de lit : je dors maintenant du côté de la porte arrière pour que Colette soit plus au chaud la nuit.
Vendredi 14 septembre (jour 114)
Nous déjeunons, nous vidons notre réservoir d’eau grise et nous rendons chez la massothérapeute pour midi. J’écris ce journal pendant que Colette est à son rendez-vous et j’attends mon tour avec impatience, car moi aussi j’ai une épaule sensible et le dos tendu. La masso placotte de tout et il n’en faut pas long pour que nous en apprenions sur sa famille et ses activités. D’un élan généreux, elle remet à Colette un contenant de crème pour appliquer sur son épaule les prochains jours et tant qu’à y être un pot de saumon mariné et un pot de compote de pomme, tous les deux faits maison!
Mais ce n’est pas fini! Lorsque je sors de mon massage, qui m’a fait beaucoup de bien, Connie me donne du pain de grains entiers fait par un boulanger du coin, du bœuf haché congelé produit par une ferme locale, de la salade…
Je prends le volant, chose que je n’ai pas faite depuis plusieurs jours. Colette aime toujours autant ça conduire, mais quand elle est fatiguée, elle me laisse le faire : la conduite est répartie environ ¾ - ¼ . À peu près à 20 km de Prince George, un ours traverse la route. Lorsqu’il nous entend arriver, il se met à courir. Quelle puissance et quelle vélocité : il ne sert vraiment à rien de courir pour se sauver devant un ours!
À 100 km de Prince George, nous campons au parc provincial de Ten Mile Lake. Les sites sont superbes, privés et entourés de grands arbres, mais il commence déjà à faire noir. Je fais cuire des filets de sole dehors, à la brunante. Le fond de l’air est frisquet. Souper, vaisselle, lecture et hop, sous les couvertes, heu, non dans les sacs de couchage…