Nous rentrons de bonne heure au camping, pour profiter de la soirée. Nous prenons un site électrique, nous avons du ménage de photos à faire et le journal de voyage à écrire. Un de nos voisins utilise une génératrice, mais elle fait moins de bruit que celle d’hier. Nous lisons. Avant de me coucher, j’admire les étoiles et la lune.
Mercredi 29 août (jour 98)
Le réveil sonne à 6h45. Nous traînons un peu au lit et déjeunons rapidement afin d’être au quai d’embarquement vers 8h30. Nous avons choisi l’excursion qui va à la Northwestern bay et qui dure environ neuf heures. Le bateau est loin d’être plein, car la saison arrive à son terme, mais nous sommes quand même une cinquantaine de passagers à bord.
Nous revenons sur le plancher des vaches vers 18h30, les yeux pleins de soleil, de mer et de lumière. Le sol tanguera sous mes pieds jusqu’à ce que je me couche, mais pas sous ceux de Colette. Nous allons à l’épicerie avant de retourner nous installer au camping.
Jeudi 30 août 2007 (jour 99)
Lorsque je me suis levée ce matin, vers 5h30, la lune était encore levée, le jour commençait à peine à vouloir essayer de se lever. Personne à l’horizon, un petit pipi en arrière de Westy et hop, de retour au chaud dans mon sac de couchage.
Nous nous lèverons finalement vers 9h30, avec la ferme intention de prendre une journée de congé aujourd’hui. Pas de tourisme, juste du farniente, ou presque. Après le petit déjeuner qui commence par un délicieux melon, Colette va prendre une douche. Je prends tout mon temps pour faire des exercices, bien installée sur l’herbe en plein soleil.
Nous observons une loutre avec les jumelles : elle se roule dans l’eau et entretient sa fourrure. C’est toujours comique à regarder. Nous voyons passer les bateaux qui font des excursions dans la baie. Il y a aussi plusieurs petits bateaux de pêche qui sont arrêtés juste en face de nous, complètement de l’autre côté de la baie.
Vers deux heures, nous décidons d’aller manger en ville dans un petit café qui offre internet sans fil gratuitement à ses clients. Lorsque nous arrivons, l’endroit est désert. Nous vérifions nos messages, mangeons un sandwich grillé et je me mets à la mise à jour du blogue. Cette fois-ci j’ai préparé toutes mes photos d’avance et je tâtonne moins que d’habitude. Nous prenons un bon « smoothie » aux fraises, bananes et jus d’orange. Colette met à jour notre galerie de photos.
Nous voilà de retour au camping, presqu’à la même place qu’hier, face à la mer. Colette lit, assise sur le siège du passager lorsqu’elle aperçoit un aigle à tête blanche qui passe à quelques mètres de nous. J’ai aussi le temps de l’apercevoir avant qu’il disparaisse. « C’est le premier aigle à tête blanche que je vois de ma vie » s’exclame Colette, ravie et impressionnée. Il reviendra deux autres fois, dont une fois très près.
Colette continue de lire pendant que je soupe : salade de chou et soupe, avec un bon morceau de pain rôti dans la poêle. Miam. Nous changeons ensuite de siège pour que je puisse écrire le journal de voyage. Colette se fait une «salade verte estivale» avec lanières de porc (restant d’avant-hier), morceaux d’orange et vinaigrette à la poire et miel.
Voilà, j’ai fini pour aujourd’hui. Quel plaisir d’écrire confortablement installée face à la mer, avec les bateaux qui passent, les montagnes en face et cet aigle qui vient nous saluer. Nous sommes très conscientes de notre situation privilégiée, Colette et moi et nous en parlons souvent. Mais c’est vrai que nous perdons parfois contact avec ce bonheur. Nous essayons de nous rappeler que l’instant qui passe est un instant d’éternité, quel qu’il soit.
Vendredi 31 août (jour 100)
Beau temps sur Seward aujourd’hui. Après le petit déjeuner, je prépare mon sac à dos pour ma randonnée au champ de glace Hardfield. C’est un sentier de 6,5 km (aller) avec un dénivelé de 1000 mètres, soit entre six et huit heures de marche selon les indications. Je suis un peu nerveuse, parce que je crains de ne pas y arriver, mais je me dis que rien ne me force à aller jusqu’au bout si je suis trop fatiguée. Je pars vers 10h00 et Colette fait un petit bout de sentier avec moi.
Cette fois-ci, j’ai emprunté les deux bâtons de marche Colette et je monte lentement, sans forcer mon rythme. D’ailleurs, ça grimpe tellement, qu’à moins d’être top shape, ce n’est pas possible d’aller très vite dans ce sentier. L’avantage, c’est qu’on surplombe la vallée assez rapidement et que la vue est superbe. Bientôt, je surplombe le glacier Exit que nous avons vu d’en bas hier. Le sentier s’élève au-dessus de la ligne des arbres et déjà on voit le champ de glace apparaître.
Avec le temps superbe qu’il fait, c’est magique. Dans cette section du sentier, j’entend gronder les torrents qui dégringolent des parois à pic de l’autre côté du glacier.
A ma droite, bien au-dessus de moi, j’observe un petit groupe de chèvres de montagne toutes blanches. Je traverse des ruisseaux qui dévalent de la montagne et le sentier continue à grimper vers le champ de glace. Je m’arrête deux fois en chemin pour boire un smoothie qui me donne de l’énergie. C’est la première fois que je fais une randonnée avec deux bâtons de marche et je sens que ça réduit considérablement les tensions dans mes jambes. À tel point que lorsque j’arrive au bout du sentier après trois heures et quart, je suis tout étonnée : je n’ai vraiment pas vu le temps passer et je ne suis pas trop fatiguée.
Lorsque je me suis levée ce matin, vers 5h30, la lune était encore levée, le jour commençait à peine à vouloir essayer de se lever. Personne à l’horizon, un petit pipi en arrière de Westy et hop, de retour au chaud dans mon sac de couchage.
Nous observons une loutre avec les jumelles : elle se roule dans l’eau et entretient sa fourrure. C’est toujours comique à regarder. Nous voyons passer les bateaux qui font des excursions dans la baie. Il y a aussi plusieurs petits bateaux de pêche qui sont arrêtés juste en face de nous, complètement de l’autre côté de la baie.
Vers deux heures, nous décidons d’aller manger en ville dans un petit café qui offre internet sans fil gratuitement à ses clients. Lorsque nous arrivons, l’endroit est désert. Nous vérifions nos messages, mangeons un sandwich grillé et je me mets à la mise à jour du blogue. Cette fois-ci j’ai préparé toutes mes photos d’avance et je tâtonne moins que d’habitude. Nous prenons un bon « smoothie » aux fraises, bananes et jus d’orange. Colette met à jour notre galerie de photos.
Colette continue de lire pendant que je soupe : salade de chou et soupe, avec un bon morceau de pain rôti dans la poêle. Miam. Nous changeons ensuite de siège pour que je puisse écrire le journal de voyage. Colette se fait une «salade verte estivale» avec lanières de porc (restant d’avant-hier), morceaux d’orange et vinaigrette à la poire et miel.
Voilà, j’ai fini pour aujourd’hui. Quel plaisir d’écrire confortablement installée face à la mer, avec les bateaux qui passent, les montagnes en face et cet aigle qui vient nous saluer. Nous sommes très conscientes de notre situation privilégiée, Colette et moi et nous en parlons souvent. Mais c’est vrai que nous perdons parfois contact avec ce bonheur. Nous essayons de nous rappeler que l’instant qui passe est un instant d’éternité, quel qu’il soit.
Vendredi 31 août (jour 100)
Cette fois-ci, j’ai emprunté les deux bâtons de marche Colette et je monte lentement, sans forcer mon rythme. D’ailleurs, ça grimpe tellement, qu’à moins d’être top shape, ce n’est pas possible d’aller très vite dans ce sentier. L’avantage, c’est qu’on surplombe la vallée assez rapidement et que la vue est superbe. Bientôt, je surplombe le glacier Exit que nous avons vu d’en bas hier. Le sentier s’élève au-dessus de la ligne des arbres et déjà on voit le champ de glace apparaître.
A ma droite, bien au-dessus de moi, j’observe un petit groupe de chèvres de montagne toutes blanches. Je traverse des ruisseaux qui dévalent de la montagne et le sentier continue à grimper vers le champ de glace. Je m’arrête deux fois en chemin pour boire un smoothie qui me donne de l’énergie. C’est la première fois que je fais une randonnée avec deux bâtons de marche et je sens que ça réduit considérablement les tensions dans mes jambes. À tel point que lorsque j’arrive au bout du sentier après trois heures et quart, je suis tout étonnée : je n’ai vraiment pas vu le temps passer et je ne suis pas trop fatiguée.
La vue est… je manque de mots pour décrire ça, alors voici deux photos.
Colette m’attend dans le stationnement et je la rejoins vers 17h30. Je suis très contente et fière d’avoir fait cette randonnée. Pour fêter ça, nous allons manger au retaurant. Je mange un délicieux filet de halibut et Colette un délicieux filet mignon.
Je prends une bonne douche au camping. Nous sommes encore installées face à la mer, avec cette vue dont je ne me lasse pas.
Samedi 1er septembre (jour 101)
Nous arrivons à Anchorage vers 18h45, juste à temps pour aller voir le dernier Harry Potter au cinéma (L’ordre du phoenix). C’est distrayant, bien que l’histoire soit prévisible et jouée de façon un peu trop conventionnelle à mon goût. Les effets spéciaux sont bien faits et Colette me dit que ça respecte le livre dans les grandes lignes.
Il est 21h30 lorsque nous sortons du cinéma. Nous nous rendons au camping Golden nugget où nous nous étions installées lors de notre précédent séjour à Anchorage. Le bureau est fermé pour la fin de semaine. Nous vérifions nos courriels et nous allons nous coucher en nous disant que si nous nous réveillons de bonne heure, nous pourrions partir dans payer, ni vu ni connu. Nous mettons donc le réveil à sonner à 5h50.