Nous mangeons rapidement dans Westy et nous engageons sur la route de terre qui descend dans la vallée (boucle d’environ 16 miles (26 km) . Nous nous attendions au pire et c’est bien ça :
Nous traversons le minuscule village de Mexican Hat où coule la rivière San Juan. La terre est rouge, les formations rocheuses, bien que très différentes de celle de Monument Vallée, n’en sont pas moins magnifiques. Nous voyons aussi une dizaine de petits puits de pétrole sur le bord de la route.
Nous faisons un petit détour pour aller voir le site appelé « Four Corners ». Comme c’est en territoire Navajo, il faut encore mettre la main au
Pour ce prix là, nous avons non seulement une très grande chambre (une suite en fait, avec un petit salon), mais aussi un frigo, un micro-ondes et une connexion internet sans fil haute vitesse. Il y a bien quelques taches sur le tapis et la chaise, le micro-ondes n’est pas très puissant, et les commandes du chauffage ne sont pas évidentes, mais le reste est propre et plus qu’acceptable. Après avoir réussi à faire partir le chauffage, nous allons au Safeway du coin pour acheter ce qu’il faut pour notre souper.
Note du jour. Nous avons eu du pif avec notre motel, le Sand Canyon, car les autres sont tous plus chers (Econolodge 59 $ la nuit, taxes incluses), même un hôtel qui fait dur, affiche un tarif de 35,95 $ pour une personne. Quant au camping pour VR, il s’annonce 28 $, plus taxes, mais pas de salle de bain privée, pas de TV, ni de micro-ondes, inclus, hi, hi!
Dimanche 11 novembre (jour (172)
Avant de quitter l’hôtel vers 10h00, nous réservons la chambre pour une autre nuit, car nous avons l’intention de passer au moins une journée complète au parc national de Mesa Verde. L’entrée de celui-ci est à environ 15 km de Cortez, mais il faut rouler un autre 32 km pour se rendre au musée du parc, qui sert de Centre des visiteurs en automne et en hiver. La route grimpe avec quelques virages en épingle très serrés. Nous apercevons un coyote famélique sur le bord de la route.
Mesa Verde signifie « Table verte » en espagnol, une façon d’évoquer ce plateau qui culmine à 8500 pieds (2600 m). Ce site abrite de très nombreux habitats indiens ancestraux construits entre le VIe et XIIe siècle. On y a recensé plus de 4 000 sites : villages (pueblos) bâtis au sommet de la mesa et 600 habitations aménagées sur les falaises, construites en pierre et pouvant comporter plus de 100 pièces.
Pourquoi ont-ils quitté leurs habitations dans les falaises seulement 100 ans après les avoir construites, soit dans les années 1300? Le mystère demeure, mais des hypothèses ont été émises : longue sécheresse, épuisement des ressources locales, problèmes politiques et sociaux.
Nous marchons sur le sentier des Pétroglyphes (gravures sur roc), qui fait une boucle de 5 km. La première partie du sentier est escarpée : le sentier étroit et rocailleux monte et descend le long de formations rocheuses colorées et érodées de toutes sortes de façon. C’est un très beau sentier, mais il faut regarder où on met les pieds, car les marches taillées dans le roc sont parfois très hautes ou très inégales. Tout le long de la randonnée, nous voyons des crottes de coyotes, reconnaissables au fait qu’elles contiennent des baies de genévrier non digérées.
Le sentier rejoint le haut de la Mesa et le retour se fait donc sur un terrain plat. Lorsque nous revenons au musée, nous parlons avec Greg, un des rangers du parc.Je lui demande comment s’appelle cette plante (photo ci-contre). C’est un yucca et c’est incroyable tout ce que les Anciens Pueblos faisaient avec : les fibres étaient tressées plus ou moins finement pour faire des sandales (cliquer sur lien ci-dessous pour une photo), des cordes, des tapis, des paniers, des ceintures, etc
http://www.nps.gov/meve/forteachers/artifactgallery_sandal.htm.
Les fruits peuvent être mangés crus, bouillis ou rôtis et les racines peuvent servir à faire du savon et du shampoing. Les Anciens Pueblos étaient aussi des potiers accomplis. Bien qu’ils aient vécu dans cet endroit isolé, ils avaient quand même des contacts avec d’autres peuples, car on a retrouvé de nombreux objets venant d’ailleurs (turquoises, par exemple).
Nous quittons le musée vers 16h45. Le coucher de soleil nous accompagne jusqu’à Cortez. Nous nous arrêtons au Safeway pour faire une grosse épicerie. Nous rentrons à l’hôtel vers 18h30. Après le souper, je prends le temps de peaufiner le journal de voyage et de le mettre en ligne. Colette s’occupe des photos. Nous nous couchons vers minuit. Je prends un demi Ativan afin de bien dormir.
Note du jour. Durant notre randonnée, j’ai remarqué que les souches de certains petits arbres étaient entaillées d’une curieuse façon (photo). Greg, le ranger, m’a expliqué que l’eau qui s’accumule dans ces entailles favorise une décomposition plus rapide de la souche. Il nous racontera le lendemain une anecdote plutôt cocasse. Le personnel du parc a essayé plusieurs stratagèmes pour déloger des corneilles qui avaient élu domicile en surplomb d’un site archéologique et dont les fientes peu « touristiquement correctes » endommageaient les lieux. Le faux hibou, les ballons, et une autre chose dont je ne me souviens plus n’ont pas fonctionné plus de 24 heures, les corneilles étant très rusées, mais elles ont finalement été délogées grâce à un « Slinky » placé sur le bord de la falaise! L’idée est venue de l’université de Pittsburgh!
Nous quittons le musée vers 16h45. Le coucher de soleil nous accompagne jusqu’à Cortez. Nous nous arrêtons au Safeway pour faire une grosse épicerie. Nous rentrons à l’hôtel vers 18h30. Après le souper, je prends le temps de peaufiner le journal de voyage et de le mettre en ligne. Colette s’occupe des photos. Nous nous couchons vers minuit. Je prends un demi Ativan afin de bien dormir.
Lundi 12 novembre (jour 173)
Après une bonne nuit de sommeil, nous nous levons tard et partons vers Mesa Verde à 11h30. Nous reprenons la route d’accès si sinueuse et nous arrêtons au Park Point, à 8500 pieds (2600 m) d’altitude (Cortez est à 7000 pieds-2100 m). De là, nous avons une vue spectaculaire sur les environs. Nous arrivons juste à temps pour joindre le groupe guidé qui va visiter la Spruce Tree House, près du musée. Tous les sites d’habitations dans les falaises
ne sont accessibles que dans le cadre d’une visite avec un ranger, afin de les préserver. Le groupe est assez nombreux, mais le site est grand.
C’est impressionnant d’être près de ce groupe d’habitations construites à l’abri d’une avancée dans la falaise. Nous avons même la permission de descendre dans une « kiva », une pièce circulaire creusée dans le sol et qui auraient été utilisées pour des cérémonies religieuses. Ces pièces existent encore dans les pueblos actuels, mais les rites qui y sont célébrés sont très secrets.
La kiva est fraîche, sombre et l’armature de son plafond est en bois. Des éléments en ont été enlevés pour éviter que les touristes s’enfargent dedans : un déflecteur en pierre, un trou pour le feu, et un autre (sipapu), plus petit, pour le contact avec les énergies du monde souterrain. Colette et moi y sommes seules pendant deux ou trois minutes, puis un couple y entre. Comme ils parlent un peu fort, je leur fais signe de baisser le ton et nous profitons de quelques autres minutes de tranquillité relative. Nous préférons ne pas prendre de photos afin de manifester notre respect pour ce lieu sacré.
En revenant, nous jasons un peu avec les rangers de service aujourd’hui. Il y a Greg Westover, avec sa grosse voix et son charisme et Marna Bastian, la ranger avec qui nous avons fait la visite. Ils sont très sympathiques et sont très attachés à leur parc. Nous prenons un dîner rapide et tardif dans Westy, puis allons faire une boucle de 10 miles en auto, la Mesa Top. Plusieurs arrêts le long de ce trajet nous permettent de découvrir des sites d’anciens pueblos, construits à différentes époques sur la mesa, avant les habitations dans les falaises.
Nous sommes presque seules et nous sommes sensibles à ce qui se dégage de ces pierres, et à l’ingéniosité de ces habitations, qui ont évolué de simples cavités recouverte de toit de glaise et de paille à des habitations hors-terre plus sophistiquées et regroupées en villages (pueblos). Le dernier arrêt nous donne une vue superbe sur le plus grand site d’habitations dans les falaises : Cliff’s Palace. Nous arrivons un peu tard pour que le soleil couchant éclaire ce site de façon optimale, mais sa beauté et son ampleur sont largement suffisantes pour nous impressionner.
D’autres sites d’habitation dans les falaises et de pueblos existent dans la région, de même que des musées et des centres consacrés à la culture des Premières nations et aux attractions naturelles comme Monument Valley. Si on veut tous les visiter, on peut suivre un itinéraire appelé The Trail of The Ancients (Utah, Colorado et Arizona). Mesa Verde, Monument Valley et The Four Corners font partie de cet itinéraire. http://www.byways.org/explore/byways/2597/stories/63763
Après une bonne nuit de sommeil, nous nous levons tard et partons vers Mesa Verde à 11h30. Nous reprenons la route d’accès si sinueuse et nous arrêtons au Park Point, à 8500 pieds (2600 m) d’altitude (Cortez est à 7000 pieds-2100 m). De là, nous avons une vue spectaculaire sur les environs. Nous arrivons juste à temps pour joindre le groupe guidé qui va visiter la Spruce Tree House, près du musée. Tous les sites d’habitations dans les falaises
C’est impressionnant d’être près de ce groupe d’habitations construites à l’abri d’une avancée dans la falaise. Nous avons même la permission de descendre dans une « kiva », une pièce circulaire creusée dans le sol et qui auraient été utilisées pour des cérémonies religieuses. Ces pièces existent encore dans les pueblos actuels, mais les rites qui y sont célébrés sont très secrets.
La kiva est fraîche, sombre et l’armature de son plafond est en bois. Des éléments en ont été enlevés pour éviter que les touristes s’enfargent dedans : un déflecteur en pierre, un trou pour le feu, et un autre (sipapu), plus petit, pour le contact avec les énergies du monde souterrain. Colette et moi y sommes seules pendant deux ou trois minutes, puis un couple y entre. Comme ils parlent un peu fort, je leur fais signe de baisser le ton et nous profitons de quelques autres minutes de tranquillité relative. Nous préférons ne pas prendre de photos afin de manifester notre respect pour ce lieu sacré.
D’autres sites d’habitation dans les falaises et de pueblos existent dans la région, de même que des musées et des centres consacrés à la culture des Premières nations et aux attractions naturelles comme Monument Valley. Si on veut tous les visiter, on peut suivre un itinéraire appelé The Trail of The Ancients (Utah, Colorado et Arizona). Mesa Verde, Monument Valley et The Four Corners font partie de cet itinéraire. http://www.byways.org/explore/byways/2597/stories/63763
Encore une fois, nous quittons le parc de Mesa Verse au moment du coucher du soleil. Nous faisons un arrêt dans une pharmacie Walgreens (style Jean Coutu) avant de rentrer au motel.
Notes du jour. De retour au motel (notre 3e nuit) nous
regardons un peu la télévision et tombons sur une télé-réalité qui nous fait tomber sur le c… Ça s’appelle « A shot at love ». Autour d’une femme qui se dit bisexuelle, on a réuni dix hommes et dix femmes. Cette femme élimine au fur et à mesure des concurrents, pour finir par en sélectionner un ou une seule, avec qui elle aura une relation amoureuse. Faut le voir pour le croire!!!!!! Colette et moi sommes d’accord pour dire que la vedette n’est même pas belle, notamment parce qu’elle à l’air d’une « bitch ». Mais attendez, ce n’est pas fini, il y a encore plus « weird » que ça! Une autre émission de télé-réalité qui met en vedette des « voyants ». Par exemple, on leur montre une photo d’un événement, ils se concentrent et ils disent ce qu’ils « voient ». Ils obtiennent un certains nombres de points pour chaque épreuve qui les qualifient ou non pour une éventuelle finale de « voyants ». Les mots me manquent…
Mardi 13 novembre (jour 174)
Après avoir pris notre petit déjeuner dans la chambre d’hôtel, nous entamons le processus de rapatriement de nos affaires dans Westy. Je prends ensuite mon courage à deux mains et j’accepte de couper les cheveux de Colette, qui ne supporte plus les petites mèches qu’elle a autour des oreilles. Faire un tour d’oreille avec des ciseaux tout usage, ce n’est pas évident, mais je m’en sors pas trop mal, même si je n’arrive à couper tout à fait de la même façon à droite et à gauche!
Nous quittons l’hôtel vers 10h45. Nous faisons le plein d’essence, allons au magasin de produits naturels, puis passons chez Wal-Mart pour acheter du liquide lave-glace et du lait. Nous ressortons de là avec une petite épicerie, et devinez quoi? De belles pantoufles rouge pétant pour Colette. Ce Wal-Mart est ouvert 24 heures sur 24 et la section épicerie est impressionnante. Leurs prix sont très bons. Par exemple, un camembert Président coûte 4,98 $ (227 g), alors qu’il est vendu 6,49 $ chez Safeway. C’est un penses-y bien!
Comme c’est devenu notre habitude, nous dînons rapidement dans le stationnement du Wal-Mart et quittons Cortez pour de bon à 12h30, vers l’est, après que j’aie rempli le réservoir de liquide lave-glace, ajouté un peu d’huile à moteur dans le gorgoton de Westy et vérifié la pression des pneus. Lorsque nous arrivons à Durango, le paysage change un peu. Le coin est plus agricole avec des
bovins et des chevaux dans les champs, des ranchs et des commerces de machinerie agricole. Il y a même des boîtes aux lettres style Far-West! Nous traversons Pagosa Springs, charmante petite ville et bifurquons sur la 84, vers le sud. Environ 20 miles (32 km) plus loin, nous arrivons au Nouveau-Mexique.
Il y a plus de végétation dans le coin et plus de rivières que dans les régions que nous avons traversées au cours des deux ou trois dernières semaines.
Nous nous arrêtons près d’un panneau indiquant précisément la ligne de partage des eaux (Continental Divide). Les précipitations qui tombent à l’est de cette ligne se retrouvent dans l’Atlantique, celles qui tombent à l’ouest, dans le Pacifique. Si on considère notre urine comme une précipitation, d’après notre calcul, elle devrait se retrouver dans l’Atlantique. Dans combien de temps? La pancarte ne le disait pas, hi, hi.
Nous arrivons à Chama (7864 pieds-2400 m d’altitude) vers 16h00. Après avoir pris de la documentation touristique sur le Nouveau Mexique au Centre des visiteurs, nous allons retirer de l’argent au guichet automatique de la Bank of America. Le guichet est bilingue, anglais-espagnol. Nous entrons dans un magasin à la façade attirante juste en face. Nous ne pouvons
résister à la tentation de nous acheter un chapeau de cow-boy en cuir qui est à notre taille et dont le prix, réduit de 30 %, est abordable.
Lorsque nous sortons du magasin, la lueur rose du couchant imprègne l’horizon. Nous nous arrêtons dans un camping pour VR juste à la sortie de Chama (Little Creel Resort). Le bureau est fermé, mais un avis indique que nous pourrons payer demain matin. Nous nous installons, donc, très heureuses de pouvoir être branchées, car dès que le soleil se couche, la température dégringole. Notre chauffage donne des signes de faiblesse, mais nous sommes en mesure de contourner ses bizarreries : c’est fou ce que nous devenons ingénieuses et motivées lorsque notre confort de base est menacé! Nous ne savons pas quel est le problème, mais nous soupçonnons que notre dernier plein de propane a été fait avec du propane de mauvaise qualité. Une hypothèse comme une autre.
Je prépare une soupe en utilisant des nouilles japonaises et la base de soupe fournie avec : j’y ajoute des oignons, du poivron rouge et des champignons sautés, ainsi que du tofu. Avec de la coriandre fraîche, voilà une soupe-repas prête en moins de 30 minutes. Ça faisait longtemps qu’il n’y avait pas eu de chronique de cuisine dans ce journal, mais la « cheffe » est de retour (back and kicking), hi, hi.
Citation du jour. Colette : « Ce que j’aime dans Westy, c’est que tout est à portée de la main. Quand nous sommes à l’hôtel, c’est plus confortable, mais on charrie bien du stock entre la chambre et Westy. C’est pas de tout repos, la vie d’hôtel! »
Note du jour. Nous avons vu bien des avis dans les toilettes et salles de bain des dizaines de camping dans lesquels nous avons séjourné : Ne jetez pas vos ordures dans la poubelle de la salle bain, Ne lavez pas votre vaisselle dans les lavabos, Ne teignez pas vos cheveux dans la douche, Défense de fumer (avec le numéro du règlement à côté), etc, etc, mais cette mise en garde est la plus menaçante que nous ayons vue! On ne plaisante pas à Little Creel Resort! (cliquez sur la photo pour l'agrandir).
Mercredi 14 novembre (jour 175)
Il fait 10ºC ce matin dans Westy. Lorsque je vais payer, le propriétaire, très sympa, contrairement à l’avis dans la salle de bain, me dit qu’il a fait -5ºC cette nuit. Je jase un peu avec lui en attendant qu’il essaye d’imprimer un reçu : c’est la saison de la chasse au wapiti dans le coin. Pour obtenir un permis, il faut s’inscrire à une loterie annuelle. Un des autres attraits touristiques de Chama est un trajet de train à vapeur qui monte jusqu’à 10 000 pieds (3000 m), mais la saison ferroviaire est terminée. La Cumbres and Toltec Scenic Railroad, est une portion d’un trajet qui, dans les années 1880, desservait les régions minières du sud du Colorado (Denver and Rio GrandeWestern Railroad).
Après le déjeuner, nous faisons la vidange du réservoir d’eau grise et remplissons notre réservoir d’eau potable. Nous quittons le camping vers 10h00. Comme à l’habitude, c’est Colette qui conduit. Nous traversons à nouveau de beaux paysages, qui nous rappellent Monument Valley et la Sierra Nevada. Nous nous arrêtons vers 11h30 dans une aire de pique-nique près d’un lac artificiel formé par la construction d’un barrage : le lac Abiquiu. Nous prenons le temps de nous préparer une bonne salade verte avec des tomates et des craquelins de seigle généreusement tartinés de fromage à la crème.
Avant d’arriver à Santa Fe, nous voyons deux ou trois kiosques sur le bord de la route : impossible de ne pas les remarquer avec leurs grosses grappes de piments rouges séchés! Comme le montre une des photos dans la colonne de gauche, le symbole de l’État est un piment. Quelques kilomètres avant la ville, nous voyons une indication pour l’Opéra de Santa Fe. Nous n’y allons pas, mais le Guide Bleu indique que l’opéra de Santa Fe est le deuxième des Etats-Unis après celui de New-York. La salle compte 2000 places et accueille chaque année les plus grands chefs d’orchestre et artistes lyriques.
Nous entrons dans la ville de Santa Fe vers 13h00. En tournant à droite sur la rue Cerrillos dans le but de trouver un hôtel ou un camping, je remarque qu’il y a une école pour les personnes sourdes. Sur un coup de tête, nous décidons d’y aller et de voir si Colette pourrait y rencontrer quelqu’un (pour ceux et celles qui ne le savent pas, la mère de Colette est sourde et Colette a travaillé pour un service d’aide à l’emploi pour les personnes sourdes et a été
interprète en Langue des signes québécoise pendant 10 ans). La personne qui reçoit habituellement les visiteurs n’est pas à son bureau, mais quelqu’un nous donne ses coordonnées pour que Colette puisse l’appeler plus tard.
Santa Fe est la capitale de l’État et compte 70 000 habitants, principalement d’origine hispanique et navajo, mais Alburquerque est la ville la plus importante en population (650 000 habitants). Nous magasinons les hôtels, puis choisissons finalement de prendre deux nuits dans un camping pour VR (Trailer Ranch). Colette rappelle Keri-Lynn à l’école pour personnes sourdes et obtient un rendez-vous demain à 10h00. Nous prenons une collation, puis allons faire un tour dans le vieux Santa Fe pour reconnaître les lieux. Ce coin a beaucoup de cachet, avec on architecture traditionnelle et ses hôtels et boutiques haut de gramme.
Je résiste à la tentation d’acheter un superbe bracelet en argent à un artisan qui, comme plusieurs autres, présente ses œuvres sur la Plaza, simplement déposées sur une couverture à même le sol. Nous faisons un peu de lèche-vitrine : il y a beaucoup de galeries d’art ici et de très belles œuvres de toutes sortes (bijoux en argent et en pierres, tambours, flûtes, tapis tissés à la main, etc.), mais il faut avoir un portefeuille bien garni pour acheter. C’est quand même très agréable de pouvoir contempler toute cette beauté!
Le soleil se couche et il commence à faire froid. En retournant au camping, je demande à Colette d’arrêter à un magasin qui semble spécialisé en plantes médicinales. Difficile d’avoir plus de pif, parce que lorsque je pose des questions à l’employé au comptoir, celui-ci me dit que le propriétaire du magasin est justement un québécois! Il n’est pas au magasin en ce moment, mais il me donne ses coordonnées pour que je puisse l’appeler demain.
Nous retournons au camping et nous y installons pour la nuit. Après le souper, la vaisselle et la rédaction du journal, nous refaisons le point sur le reste du voyage, car il nous reste exactement un mois avant d’être de retour à Montréal. Grâce au logiciel de voyage de Colette, nous pouvons explorer différentes possibilités. Nous discutons et nous entendons pour rester quelques jours à Santa Fe, pour ensuite filer vers la côte du Texas où les températures sont plus clémentes. Nous prévoyons nous poser une semaine au bord de la mer avant de remonter vers le nord, avec un arrêt en Louisiane et un autre à Memphis, la ville d’Elvis Presley, l’idole de Colette.
Avant de nous coucher, nous essayons de fermer un peu l’arrière de Westy, pour que la chaleur reste du côté du lit plutôt que d’aller vers l’avant. Installés comme ça, nous avons l’air de vraies romanichelles!
Note du jour. Ce matin, en déjeunant, j’ai pris le temps de lire un des journaux mensuels gratuits du coin, The Chama Courier. Le contenu est très religieux et parfois extrémiste. Un éditorial défend la théorie du créationnisme, et dit que Darwin et son évolution sont dans le champ, un autre affirme que le réchauffement climatique actuel fait partie des cycles naturels qu’à connu la planète et qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter.
J’apprends dans une lettre soumise par un lecteur, que le shérif du comté de Maricopa, en Arizona, a eu la bonne idée de faire travailler les prisonniers au refuge pour les animaux. Résultat : des coûts moindres, car les prisonniers travaillent pour 0,28 $ de l’heure et des prisonniers heureux d’être en contact avec les animaux. Petit détail : le lecteur a adopté un chien provenant de ce refuge, ce qui lui a coûté 78 $, incluant les vaccins et une puce électronique implantée dans le pitou! Autre « bonne idée » du shérif : afficher sur les bus de la ville et les véhicules municipaux, un numéro permettant de dénoncer les illégaux, former 40 personnes pour faire appliquer la loi sur l’immigration et acheter quatre autobus pour ramener les délinquants à la frontière du Mexique. Il n’y en aura pas de facile!
Il y a plus de végétation dans le coin et plus de rivières que dans les régions que nous avons traversées au cours des deux ou trois dernières semaines.
Nous arrivons à Chama (7864 pieds-2400 m d’altitude) vers 16h00. Après avoir pris de la documentation touristique sur le Nouveau Mexique au Centre des visiteurs, nous allons retirer de l’argent au guichet automatique de la Bank of America. Le guichet est bilingue, anglais-espagnol. Nous entrons dans un magasin à la façade attirante juste en face. Nous ne pouvons
Lorsque nous sortons du magasin, la lueur rose du couchant imprègne l’horizon. Nous nous arrêtons dans un camping pour VR juste à la sortie de Chama (Little Creel Resort). Le bureau est fermé, mais un avis indique que nous pourrons payer demain matin. Nous nous installons, donc, très heureuses de pouvoir être branchées, car dès que le soleil se couche, la température dégringole. Notre chauffage donne des signes de faiblesse, mais nous sommes en mesure de contourner ses bizarreries : c’est fou ce que nous devenons ingénieuses et motivées lorsque notre confort de base est menacé! Nous ne savons pas quel est le problème, mais nous soupçonnons que notre dernier plein de propane a été fait avec du propane de mauvaise qualité. Une hypothèse comme une autre.
Citation du jour. Colette : « Ce que j’aime dans Westy, c’est que tout est à portée de la main. Quand nous sommes à l’hôtel, c’est plus confortable, mais on charrie bien du stock entre la chambre et Westy. C’est pas de tout repos, la vie d’hôtel! »
Note du jour. Nous avons vu bien des avis dans les toilettes et salles de bain des dizaines de camping dans lesquels nous avons séjourné : Ne jetez pas vos ordures dans la poubelle de la salle bain, Ne lavez pas votre vaisselle dans les lavabos, Ne teignez pas vos cheveux dans la douche, Défense de fumer (avec le numéro du règlement à côté), etc, etc, mais cette mise en garde est la plus menaçante que nous ayons vue! On ne plaisante pas à Little Creel Resort! (cliquez sur la photo pour l'agrandir).
Mercredi 14 novembre (jour 175)
Après le déjeuner, nous faisons la vidange du réservoir d’eau grise et remplissons notre réservoir d’eau potable. Nous quittons le camping vers 10h00. Comme à l’habitude, c’est Colette qui conduit. Nous traversons à nouveau de beaux paysages, qui nous rappellent Monument Valley et la Sierra Nevada. Nous nous arrêtons vers 11h30 dans une aire de pique-nique près d’un lac artificiel formé par la construction d’un barrage : le lac Abiquiu. Nous prenons le temps de nous préparer une bonne salade verte avec des tomates et des craquelins de seigle généreusement tartinés de fromage à la crème.
Nous entrons dans la ville de Santa Fe vers 13h00. En tournant à droite sur la rue Cerrillos dans le but de trouver un hôtel ou un camping, je remarque qu’il y a une école pour les personnes sourdes. Sur un coup de tête, nous décidons d’y aller et de voir si Colette pourrait y rencontrer quelqu’un (pour ceux et celles qui ne le savent pas, la mère de Colette est sourde et Colette a travaillé pour un service d’aide à l’emploi pour les personnes sourdes et a été
Santa Fe est la capitale de l’État et compte 70 000 habitants, principalement d’origine hispanique et navajo, mais Alburquerque est la ville la plus importante en population (650 000 habitants). Nous magasinons les hôtels, puis choisissons finalement de prendre deux nuits dans un camping pour VR (Trailer Ranch). Colette rappelle Keri-Lynn à l’école pour personnes sourdes et obtient un rendez-vous demain à 10h00. Nous prenons une collation, puis allons faire un tour dans le vieux Santa Fe pour reconnaître les lieux. Ce coin a beaucoup de cachet, avec on architecture traditionnelle et ses hôtels et boutiques haut de gramme.
Le soleil se couche et il commence à faire froid. En retournant au camping, je demande à Colette d’arrêter à un magasin qui semble spécialisé en plantes médicinales. Difficile d’avoir plus de pif, parce que lorsque je pose des questions à l’employé au comptoir, celui-ci me dit que le propriétaire du magasin est justement un québécois! Il n’est pas au magasin en ce moment, mais il me donne ses coordonnées pour que je puisse l’appeler demain.
Note du jour. Ce matin, en déjeunant, j’ai pris le temps de lire un des journaux mensuels gratuits du coin, The Chama Courier. Le contenu est très religieux et parfois extrémiste. Un éditorial défend la théorie du créationnisme, et dit que Darwin et son évolution sont dans le champ, un autre affirme que le réchauffement climatique actuel fait partie des cycles naturels qu’à connu la planète et qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter.