Nous nous levons vers 8h00. Il fait plein soleil dehors et il fait chaud. Nous prenons le temps de déjeuner dehors, une chose que Colette n’a pas fait depuis longtemps! Nous allons nous stationner près de la plage, parce que je veux essayer de me baigner. Hou la la, c’est pas chaud cette mer là! Je prends tout mon temps pour apprivoiser l’eau, car la pente est très douce. Après 10 minutes, de l’eau jusqu’à la taille, je renonce à m’y jeter complètement. Je reviens vers le rivage et le soleil me réchauffe un peu.
Le seul compromis que je fais, c’est de ne pas me mettre la tête dans l’eau. Il y a des douches extérieures pour se rincer et j’en profite car je suis pleine de sel et de sable. Les toilettes et les douches intérieures sont encore plus décrépites que celles du camping. Curieux. Les installations des state parks sont généralement assez simples, mais bien entretenues, ce qui n’est pas le cas ici. Nous nous demandons ce que le parc fait avec les droits d’entrée de 4 $ par personne par jour…
Pendant que je me baigne, Colette marche sur la longue plage, observe les oiseaux, les coquillages et une étoile de mer échouée. Elle se met ensuite les pieds à l’eau et à faire toutes sortes de gamineries sur la plage. Moment de détente pure…
Lorsque nous partons vers 14h00, le ciel s’est ennuagé. Nous roulons vers Rockport pour nous rapprocher du garage. Nous prenons notre temps pour faire les 50 km qui nous séparent de Rockport où se trouve le garage. Nous prenons un ferry gratuit qui traverse le Ship channel, un canal qui permet, entre autre aux bateaux de la Marine américaine, d’entrer et de sortir de la baie de Corpus Christi. Durant la traversée, qui dure trois ou quatre minutes, nous apercevons des dauphins.
Nous arrivons à Aransas Pass où nous achetons des crevettes pêchées localement. Nous arrêtons au centre des visiteurs (Chambre de commerce), en espérant trouver de l’information sur Rockport, mais ici chaque municipalité s’occupe de ses propres affaires. Nous nous rendons donc à Rockport. La personne qui nous renseigne est très gentille et nous pouvons même consulter nos courriels gratuitement. Nous lisons la documentation et décidons d’aller nous installer dans le camping que nous avons repéré en route, et qui est tout près de Action RV, le garage où nous devons aller demain matin.
Le Ancient Oaks RV Park compte 100 sites et tout le confort moderne : piscine chauffée, jacuzzi, internet, salle d’exercices, salle communautaire, laverie, etc. Il y a même un étang naturel, avec canards, tortues et grenouilles. C’est ce que nous explique le monsieur qui nous fait faire un petit tour de propriétaire en voiturette électrique. Nous nous installons dans le site numéro deux, près des toilettes et de la piscine.
Nous allons nous asseoir au bord de l’étang un peu avant le coucher du soleil en espérant y voir des canards siffleurs (whistling ducks) qui viennent y faire un tour le soir. Nous prenons le temps de nous recueillir dans cet endroit bucolique et serein, malgré la proximité de la route. Les canards ne viendront pas, mais nous verrons surgir de l’eau quelques têtes de tortue et observerons le canard résident : il a une aile cassée semble-t-il et habite ici à l’année. Il a une
technique très particulière pour plonger dans l’eau : au lieu d’y aller tête première, il s’y enfonce verticalement, un peu comme un sous-marin!
De retour à notre site, je fais cuire les crevettes locales avec de l’ail et nous les savourons tièdes. Elles sont délicieuses. Nous complétons cette entrée de luxe (mais pas chère) en mangeant du fromage et du pain. Après la vaisselle, je réussi à convaincre Colette d’aller faire un tour dans le jacuzzi. Ça nous fait du bien, surtout à moi, car le dedans de mon corps était encore un peu refroidi de mon long bain de mer de ce matin. Colette va même faire un tour dans la piscine. Après une bonne douche, nous nous couchons vers 22h30. Le réveil est réglé pour sonner à 6h30 demain matin.
Note du jour

Les environs de Corpus Christi sont le royaume des campings pour VR : il y en a vraiment beaucoup. Apparemment, beaucoup de gens viennent passer l’hiver ici. Il y a aussi beaucoup d’endroits offrant des petits chalets (cottages, cabins). Le marché des campings pour VR en a créé un autre : celui des ateliers de réparation et d’entretien. Je me rends compte, en consultant les annonces et les cartes de visite affichées sur le babillard du camping, qu’il y a au moins six garages spécialisés dans le coin. Ils se vantent tous d’avoir des années d’expérience et plusieurs offrent un service mobile « à domicile ».
Lorsque nous partons vers 14h00, le ciel s’est ennuagé. Nous roulons vers Rockport pour nous rapprocher du garage. Nous prenons notre temps pour faire les 50 km qui nous séparent de Rockport où se trouve le garage. Nous prenons un ferry gratuit qui traverse le Ship channel, un canal qui permet, entre autre aux bateaux de la Marine américaine, d’entrer et de sortir de la baie de Corpus Christi. Durant la traversée, qui dure trois ou quatre minutes, nous apercevons des dauphins.
Le Ancient Oaks RV Park compte 100 sites et tout le confort moderne : piscine chauffée, jacuzzi, internet, salle d’exercices, salle communautaire, laverie, etc. Il y a même un étang naturel, avec canards, tortues et grenouilles. C’est ce que nous explique le monsieur qui nous fait faire un petit tour de propriétaire en voiturette électrique. Nous nous installons dans le site numéro deux, près des toilettes et de la piscine.
Nous allons nous asseoir au bord de l’étang un peu avant le coucher du soleil en espérant y voir des canards siffleurs (whistling ducks) qui viennent y faire un tour le soir. Nous prenons le temps de nous recueillir dans cet endroit bucolique et serein, malgré la proximité de la route. Les canards ne viendront pas, mais nous verrons surgir de l’eau quelques têtes de tortue et observerons le canard résident : il a une aile cassée semble-t-il et habite ici à l’année. Il a une
De retour à notre site, je fais cuire les crevettes locales avec de l’ail et nous les savourons tièdes. Elles sont délicieuses. Nous complétons cette entrée de luxe (mais pas chère) en mangeant du fromage et du pain. Après la vaisselle, je réussi à convaincre Colette d’aller faire un tour dans le jacuzzi. Ça nous fait du bien, surtout à moi, car le dedans de mon corps était encore un peu refroidi de mon long bain de mer de ce matin. Colette va même faire un tour dans la piscine. Après une bonne douche, nous nous couchons vers 22h30. Le réveil est réglé pour sonner à 6h30 demain matin.
Note du jour
Les environs de Corpus Christi sont le royaume des campings pour VR : il y en a vraiment beaucoup. Apparemment, beaucoup de gens viennent passer l’hiver ici. Il y a aussi beaucoup d’endroits offrant des petits chalets (cottages, cabins). Le marché des campings pour VR en a créé un autre : celui des ateliers de réparation et d’entretien. Je me rends compte, en consultant les annonces et les cartes de visite affichées sur le babillard du camping, qu’il y a au moins six garages spécialisés dans le coin. Ils se vantent tous d’avoir des années d’expérience et plusieurs offrent un service mobile « à domicile ».
Le panneau rigolo (Ralentissez, Retraités au jeu) ci-contre est à l'entrée du Ancient Oaks RV Park.
Jeudi 29 novembre (jour 190)
Est-ce à cause du réveil qui va sonner? Je me suis réveillée souvent et Colette avait les deux yeux bien ouverts vers 4h00. Évidemment, nous dormions profondément lorsque le réveil a sonné… Nous traînons un peu au lit et expédions le déjeuner. Nous sommes au garage à 8h00 pile et expliquons nos ennuis de chauffage à un technicien, John Strand, qui a l’air de connaître son affaire. Durant la réparation, j’apprendrai qu’il travaille dans ce domaine depuis 35 ans et qu’il est capable de réparer n’importe quoi sur un VR.
John diagnostique un module électronique défectueux, qui coûte 140 $ et estime son temps de travail à une heure. Nous acceptons la réparation et le voici au boulot. Pour extirper le chauffage et l’amener dans l’atelier, il doit démonter la base du banc arrière : ça fait pas mal de vis à dévisser,
Jeudi 29 novembre (jour 190)
Est-ce à cause du réveil qui va sonner? Je me suis réveillée souvent et Colette avait les deux yeux bien ouverts vers 4h00. Évidemment, nous dormions profondément lorsque le réveil a sonné… Nous traînons un peu au lit et expédions le déjeuner. Nous sommes au garage à 8h00 pile et expliquons nos ennuis de chauffage à un technicien, John Strand, qui a l’air de connaître son affaire. Durant la réparation, j’apprendrai qu’il travaille dans ce domaine depuis 35 ans et qu’il est capable de réparer n’importe quoi sur un VR.
à désagraffer,
mais il fait ça les deux doigts dans le nez. Pendant qu’il remplace le module et le teste, je fais du ménage dans le compartiment sous le banc. Une vraie Madame Blancheville, mais ça valait la peine.
À 9h30, la réparation est terminée et nous a coûté 225 $, taxes incluses. Nous sommes contentes que ce soit fait et repartons le cœur léger, en route vers de nouvelles aventures, sans crainte de coup de froid dans Westy. D’ailleurs, il fait gris et frais aujourd’hui. Nous nous arrêtons dans une petite aire d’observation faunique et complétons notre déjeuner par un brunch de restants : tamales avec riz et légumes. Nous voyons des pélicans gris pêcher, des pélicans blancs installés paresseusement dans l’eau, des hérons et des canards.
Nous nous dirigeons vers le Goose Island State Park, situé à environ 20 km de là. En chemin, nous bifurquons dans Fulton pour aller rouler dans une petite communauté chic : Key Allegro. Beaucoup de belles et grosses maisons avec vue
sur la mer ou sur une baie. Plusieurs ont même un débarcadère de bateau juste en arrière. Ça fait d’autant plus riche que certaines de ces maisons semblent être des résidences d’été…
En quittant Key Allegro, nous traversons un très long pont qui passe au dessus du goulot de la très grande baie de Copano. Nous arrivons au Goose Island State Park, et en faisons le tour avant de décider d’y passer la nuit. Le tarif est le même qu’au Mustang Island State Park (24 $), mais il y a des sites avec vue sur la baie et les toilettes et les douches sont en bon état. Nous nous installons donc vers 12h30 et admirons les lieux avec satisfaction. La nuit ayant été courte, nous faisons une bonne sieste.
Il fait beau et chaud lorsque nous nous réveillons vers 15h00 et nous voilà installées dehors sur nos petites chaises bleues : lecture pour Colette et écriture du journal pour moi, car j’ai pris du retard dans les derniers jours. Nos voisins de droite et de gauche installent plusieurs cannes à pêche. L’appât est une crevette, mais ils ne prendront rien cet après-midi. Ils continueront à pêcher tard ce soir, tous les deux équipés d’une lampe assez puissante, mais nous ne saurons pas si le poisson a mordu. Colette a pris plaisir à regarder de nombreux poissons sauter hors de l’eau, comme s’ils voulaient narguer les deux pêcheurs.
Nous mangeons le restant de pâtes au saumon que nous avions cuisiné à San Antonio (miam!) et faisons la vaisselle. Après avoir admiré un superbe coucher de soleil, nous nous installons chacune dans notre coin. Moi sur le siège du passager avec l’ordinateur, Colette sur la causeuse. Elle a commencé à lire un roman de Nancy Huston, Dolce Agonia. Elle trouve que ça rappelle beaucoup l’univers du film Le déclin de l’empire américain.
Le ciel est plein d’étoiles et il fait doux, mais en respirant cet air nocturne, nous prenons conscience d’un grondement lointain, mais assez fort, qui semble venir de l’autre côté de la baie. Qu’est-ce que ça peut bien être? Réponse demain.
Note du jour
Petit retour sur la Mike’s Hard Lemonade. Je vous avais dit que la Mike’s américaine est moins forte en alcool (5 %) que la canadienne (7 %) et qu’elle ne contient pas de vodka. Eh bien, imaginez-vous que je ne sais pas où, je me suis fait refiler de la Mike’s à 3,2 % d’alcool! Bizarre, non? En revanche, à San Antonio, à l’épicerie, nous avons trouvé des cocktails Mike’s à 8 % d’alcool : Mike-Arita. C’est pas mauvais, mais c’est fabriqué à partir de malt et il n’y a pas de bulles. Rien ne vaut une bonne Mike’s canadienne avec des bulles, de la vraie vodka et du vrai citron!
Vendredi 30 novembre (jour 191)

Nous nous levons vers 7h30. Un héron est là, tout près. Il a dans son bec une tête de poisson que notre voisin a du laisser traîner. Cette belle prise est néanmoins trop grosse pour son gorgoton et, pendant au moins 30 minutes il la secouera, la piquera et essaiera de la faire glisser dans sa gorge. Aucun signe d’impatience, mais tout à coup, il s’envole avec sa proie dans le bec. C’est un autre héron qui l’a chassé et qui vient voir s’il reste quelque chose à manger. Nous ne saurons jamais si cette grosse tête de poisson aura fini dans son estomac…
Nous échangeons quelques mots avec notre voisin de droite et il nous dit que le bruit que nous entendons vient d’un puits de forage situé de l’autre côté de la baie et qu’il est permanent. Nous quittons le camping vers 9h30 et nous rendons à nouveau au bureau d’information touristique pour prendre nos courriels et pour localiser certains endroits que nous voulons aller voir. Nous dînons ensuite chez Java Bay, un charmant restaurant qui, en plus d’une connexion internet sans fil, offre des repas beaux, bons, pas chers, une très belle surprise avec, en prime, un service rapide et très sympathique.
Je fais un tour dans une boutique où on trouve des souliers de marche un peu particuliers (Zcoil) munis d’un ressort. La dame est très gentille et je peux essayer un modèle en marchant sur le terrazeau du magasin voisin, mais je ne suis pas convaincue. La dame nous demande d’où nous venons et nous échangeons un peu. Au moment de partir, elle nous donne une chaleureuse accolade! Colette essaye ensuite de se faire couper les cheveux dans un salon sans rendez-vous, mais la coiffeuse est occupée en ce moment et lui propose demain midi. Colette laisse faire, car elle n’est pas sûre pour demain et la coiffeuse n’est pas son genre.
Prochain arrêt, un chiro qui offre un massage sur chaise gratuit de 15 minutes est-il écrit sur un coupon détaché d’un livret promotionnel. En fait, c’est la chaise (qui est en fait un fauteuil) qui donne le massage, pas un humain! Au début je
suis dubitative, mais à force de pitonner sur la télécommande, je finis par trouver des fonctions intéressantes qui massent le long de la colonne vertébrale. Pas pire pour une machine, mais ça fait quand même toutes sortes de bruits et ça ne vaut pas un massothérapeute (clin d'oeil à Isabelle, notre masso de Montréal)!
Nous faisons une bonne épicerie chez HEB, car notre frigo est presque vide. J’y trouve du bon pain tranché neuf grains et même des olives. À l'entrée, il y a un gars en t-shirt avec un chapeau de Père Noël sur la tête, qui supervise la vente des sapins de Noël. Ça fait vraiment drôle de voir ça ici!
Nous nous dirigeons vers le Goose Island State Park, situé à environ 20 km de là. En chemin, nous bifurquons dans Fulton pour aller rouler dans une petite communauté chic : Key Allegro. Beaucoup de belles et grosses maisons avec vue
En quittant Key Allegro, nous traversons un très long pont qui passe au dessus du goulot de la très grande baie de Copano. Nous arrivons au Goose Island State Park, et en faisons le tour avant de décider d’y passer la nuit. Le tarif est le même qu’au Mustang Island State Park (24 $), mais il y a des sites avec vue sur la baie et les toilettes et les douches sont en bon état. Nous nous installons donc vers 12h30 et admirons les lieux avec satisfaction. La nuit ayant été courte, nous faisons une bonne sieste.
Le ciel est plein d’étoiles et il fait doux, mais en respirant cet air nocturne, nous prenons conscience d’un grondement lointain, mais assez fort, qui semble venir de l’autre côté de la baie. Qu’est-ce que ça peut bien être? Réponse demain.
Note du jour
Vendredi 30 novembre (jour 191)
Je fais un tour dans une boutique où on trouve des souliers de marche un peu particuliers (Zcoil) munis d’un ressort. La dame est très gentille et je peux essayer un modèle en marchant sur le terrazeau du magasin voisin, mais je ne suis pas convaincue. La dame nous demande d’où nous venons et nous échangeons un peu. Au moment de partir, elle nous donne une chaleureuse accolade! Colette essaye ensuite de se faire couper les cheveux dans un salon sans rendez-vous, mais la coiffeuse est occupée en ce moment et lui propose demain midi. Colette laisse faire, car elle n’est pas sûre pour demain et la coiffeuse n’est pas son genre.
Prochain arrêt, un chiro qui offre un massage sur chaise gratuit de 15 minutes est-il écrit sur un coupon détaché d’un livret promotionnel. En fait, c’est la chaise (qui est en fait un fauteuil) qui donne le massage, pas un humain! Au début je
Nous faisons une bonne épicerie chez HEB, car notre frigo est presque vide. J’y trouve du bon pain tranché neuf grains et même des olives. À l'entrée, il y a un gars en t-shirt avec un chapeau de Père Noël sur la tête, qui supervise la vente des sapins de Noël. Ça fait vraiment drôle de voir ça ici!
Nous faisons la vaisselle, nous regardons le superbe coucher de soleil, et, comme il est encore tôt, nous décidons de regarder un film sur le laptop. Nous choisissons Syriana, un film très complexe, qui met George Clooney en vedette. Espionnage, magouilles des compagnies pétrolières dans le Golfe persique, etc. C’est pas très joyeux, mais le film est bien fait et bien joué.
Nous parlons du voyage qui achève et qui nous semble avoir été une succession de moments privilégiés. Nous voici au bord du Golfe du Mexique, le point le plus au sud de notre périple. Il y a quatre mois, nous étions au Cercle arctique! Voyage longuement préparé et longuement savouré. Colette a un petit pincement au cœur, car nous commencerons très bientôt notre retour vers le Nord. Nous sommes toutes les deux contentes de revenir chez nous, et nous espérons que la transition vers le froid et la ville se passera le mieux possible.
Nous échangeons à voix basse, habitées par la magie de cette douce soirée et nous prenons le temps de renouveler la protection énergétique qui nous a si bien entourées jusqu’à présent. Colette se retire dans Westy et je prends le temps de m’étirer sous les étoiles et de faire un peu de Qi Gong. Je vois une étoile filante et je fais un vœu.
Lorsque je rentre dans Westy, Colette, tapette à mouches en main, vient de trucider quatre moustiques! Mais il en reste d’autres et il faut ruser pour les tuer, car ils se cachent. Nous éteignons la lumière, ce qui les fait sortir. J’en écrapoutis cinq autres. Il est environ 22h00 lorsque nous nous couchons.
Après avoir été réveillées vers 7h00 par un bruit de moteur de bateau, et avoir pris des photos du glorieux lever de soleil, nous nous rendormons jusqu’à 9h00. Nous déjeunons mollo, mollo. Nous lisons chacune de notre côté. Colette continue Dolce agonia et je commence un roman intitulé Mrs Mike, qui commence en Alberta au début du siècle. Ça fait environ un mois que je n’ai lu que des journaux ou des périodiques et je suis très heureuse de me replonger dans un livre. La matinée s’étire au son des vagues, un peu plus fortes aujourd’hui, qui viennent se casser sur la digue. Il n’y pas de plage pour se baigner ici, car le fond de l’eau est composé de débris de coquilles d’huîtres. L’eau n’est pas très invitante non plus, car elle est trouble.
Nous quittons le camping vers 13h30, et, près avoir fait le plein d’essence, nous nous dirigeons vers le Aransas National Wild Life Refuge. Nos n’avions cependant réalisé que son entrée est située à 45 km de là. Plus nous roulons, plus nous nous éloignons de la civilisation. J’ai l’impression de me rendre au bout du monde. Nous arrivons enfin au Centre d’information. Nous regardons une vidéo de 20 minutes sur le refuge, qui abrite 400 espèces d’oiseaux, des alligators, des sangliers sauvages, des coyotes.
Comme il ne reste qu’environ 2h30 avant le coucher du soleil (17h45), nous explorons les différents endroits situés le long d’une route qui longe la baie de San Antonio. Nous ne verrons ni alligators, ni sangliers, mais beaucoup de canards et de pélicans, ainsi que deux cerfs qui traverserons la route devant nos après que Colette se soit obligeamment arrêtée pour les les laisser passer. Il y a d’ailleurs des traces de cerfs partout dans le refuge. Et beaucoup d’excréments de toutes sortes sur les sentiers et les passerelles de bois.
Je fais un des sentiers toute seule et je me retrouve face à la mer, sur une plage de sable. Si j’avais une serviette, je me baignerais. Je me contente de marcher dans l’eau, qui est nettement moins froide que celle du Golfe, puisqu’ici c’est la baie de San Antonio. J’hésite encore, en me disant que je pourrais me sécher avec mon t-shirt, mais je ne veux pas faire trop attendre Colette et je reprends le sentier qui fait un peut plus de deux kilomètres, aller-retour.
Avant de quitter le refuge vers 18h00, nous mangeons un sandwich au jambon dans Westy et nous arrivons à Rockport vers 19h00. Colette mange un burger décevant chez Whataburger, une chaîne de restauration rapide qu’elle voulait essayer. Elle savoure ensuite une crème glacée molle de chez Dairy Queen, pendant que je vérifie nos courriels. Nous hésitons entre retourner à Goose Island ou aller au camping privé Ancient Oaks où nous avons couché il y deux nuits. Nous allons finalement à Goose Island, même si c’est plus loin, parce que nous voulons passer une autre nuit au bord de la mer.
En arrivant, nous entendons des détonations au loin. Pas des coups de fusils heureusement, mais plutôt un feu d’artifice que nous admirerons de loin, mais avec grand plaisir. Moment magique. J’écris le journal de voyage, Colette lit et nous voilà à nouveau
Citation du jour
« Je suis prête pour n’importe quelle aventure », lance Colette toute ragaillardie par sa douche! « Avec modération », ajoute-elle après une ou deux secondes...
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