Après délibération, nous choisissons de rester à Dawson une journée de plus pour les motifs suivants : profiter de l’excellente connexion wifi pour rédiger un texte pour Passeportsanté.net (Claire a aimé ma proposition au sujet de l’entrevue avec Aroma Borealis) ; encore un peu de repos à prendre pour Colette, une autre petite brassée de lavage.
Colette passe un peu de temps sur le net et regarde les manchettes de La Presse. Quelques courriels sont rentrés en réponse à notre mise à jour du blogue. Nous apprécions toujours avoir quelques nouvelles de notre monde. Je fais du lavage et je relis mes notes et la documentation pour préparer mon texte.
En après-midi, je rédige confortablement installée alors que Colette fait la sieste. Nous prenons une marche en fin d’après-midi dans les rues de Dawson. Nous faisons le tour des boutiques de la 2e avenue et passons à la banque. En sortant de la banque, je vois une annonce pour des massages. Je monte à l’étage et je prends un rendez-vous pour Colette le lendemain à 10h00, car son dos et son cou sont très tendus depuis deux ou trois semaines.
Nous prenons un petit bateau à moteur qui fait la navette entre Dawson et Moosehide. Malheureusement, nous arrivons trop tard pour les festivités. Nous restons un peu à cet endroit qui n’est plus habité, mais dont certains bâtiments ont été restaurés, puis nous reprenons un petit bateau. Au moins, nous aurons fait un tour de bateau sur le Yukon!
Jeudi 2 août (jour 71)
Nous nous levons plus tôt que d’habitude, car le rendez-vous de Colette est à 10h00. Pendant qu’elle se fait masser, je fais un bout d’épicerie, puis je débranche Westy qui n’a pas bougé depuis quatre jours, puisque nous avons fait nos allées et venues à pied.
Nous roulons jusqu’au Midnight dome, car il fait beau et je veux que Colette voit le paysage de Dawson d’en haut. Nous reprenons quelques photos de cette vue extraordinaire sur le fleuve Yukon, la rivière Klondike, les montagnes et Dawson. Nous échangeons avec un Californien, qui, lorsqu’il apprend que nous allons passer en Californie, insiste pour que nous allions lui rendre visite et s’installer en camping chez eux: il a une grande propriété là-bas et sera de retour début octobre. Nous prenons son adresse et son numéro de téléphone, un peu interloquées par son offre spontanée. Ce monsieur s’est promené un peu partout, a beaucoup aimé Montréal, Québec, la Gaspésie et a trouvé les Québécois très gentils. En soirée, Colette a repéré sur la carte qu’il habitait dans le coin des vallées de Sonoma et Napa ! Colette trouve l’invitation pas mal intéressante dans ce coin de vignoble juste au nord de San Francisco !
De retour à Dawson, nous faisons le plein d’essence et décidons de faire inspecter Westy, car il fait un bruit : une vibration non seulement agaçante, mais qui pourrait annoncer un problème si nous n’y voyons pas. Nous allons dans un garage à quelques kilomètres de la ville où après seulement 10 minutes d’attente, un mécanicien fait un essai routier avec nous pour essayer de localiser la source du bruit. De retour au garage, il dit que c’est probablement la porte coulissante qui vibre un peu et que ce n’est pas dangereux, juste de l’usure. Il vérifie quand même le dessous du camion et ne trouve rien qui vibre. Il fait venir un de ses collègues qui connaît bien les VR. Ils démontent le petit morceau qui recouvre le mécanisme de la porte coulissante et le remontent. En tout, cela a pris une demi-heure, mais leur patron ne nous charge rien. Nous lui donnons quand même 20 $.
Le bruit est toujours là, mais nous sommes rassurées. À environ 40 km de Dawson, nous tournons à gauche pour prendre la Dempster highway, une route de gravelle mythique qui mène à Inuvik (736 km vers le nord), un village situé près de la mer de Beaufort. Nous y pensons depuis au moins trois semaines à cette route et nous ne somme pas sûre de la poursuivre au-delà du parc de Tombstone, car elle a la réputation de crever bien des pneus. Nous avons donc choisi d’y aller par étape et de décider chaque matin de la suite des choses.
Dès les premiers kilomètres, le paysage nous enchante et l’état de la route est tout à fait correct. Il y a des montagnes au loin et lorsque nous nous en rapprochons, elles sont de plus en plus belles. Nous comprenons pourquoi les gens qui ont roulé sur cette route sont si enthousiastes et évoquent toujours la grandeur du Canada. C’est majestueux et impressionnant. Ne manquez pas les photos qui seront prochainement mises en ligne dans Picasa!

Nous nous levons plus tôt que d’habitude, car le rendez-vous de Colette est à 10h00. Pendant qu’elle se fait masser, je fais un bout d’épicerie, puis je débranche Westy qui n’a pas bougé depuis quatre jours, puisque nous avons fait nos allées et venues à pied.
Le bruit est toujours là, mais nous sommes rassurées. À environ 40 km de Dawson, nous tournons à gauche pour prendre la Dempster highway, une route de gravelle mythique qui mène à Inuvik (736 km vers le nord), un village situé près de la mer de Beaufort. Nous y pensons depuis au moins trois semaines à cette route et nous ne somme pas sûre de la poursuivre au-delà du parc de Tombstone, car elle a la réputation de crever bien des pneus. Nous avons donc choisi d’y aller par étape et de décider chaque matin de la suite des choses.
Nous arrivons au camping du parc de Tombstone vers 17h00. Nous soupons, puis, vers 19h00, je pars en randonnée guidée avec un petit groupe de campeurs. Nous traversons un torrent, grimpons une colline abrupte et ramassons pas mal de bleuets. Ils sont délicieux, un peu acides, mais j’aime bien. Il y a beaucoup de baies et elles sont toutes comestibles nous disent nos guides, mais elles ne sont pas toutes bonnes au goût… La vue est magnifique, il fait beau malgré quelques nuages et je reviens comblée par cette marche de deux heures, en comptant quelques arrêts cueillette.
Colette, qui est toujours un peu enrhumée, a relaxé pendant ce temps. Je décide de faire un feu. Ici le camping coûte 12 $ par jour et le bois est fourni (le tarif le mois cher de notre voyage jusqu’à présent). C’est très agréable de veiller près du feu. Les nuages se sont dissipés.
Vendredi 3 août (jour 72)
Après le petit déjeuner, je convaincs Colette de venir avec moi pour faire le court sentier aménagé près du ruisseau. Bien qu’il ait plu une partie de la nuit, il fait beau et chaud. Le sentier est très agréable, bordé par des bouleaux nains et plusieurs sortes de mousses et de lichens aux couleurs variées.
Colette, qui est toujours un peu enrhumée, a relaxé pendant ce temps. Je décide de faire un feu. Ici le camping coûte 12 $ par jour et le bois est fourni (le tarif le mois cher de notre voyage jusqu’à présent). C’est très agréable de veiller près du feu. Les nuages se sont dissipés.
Vendredi 3 août (jour 72)
Après le petit déjeuner, je convaincs Colette de venir avec moi pour faire le court sentier aménagé près du ruisseau. Bien qu’il ait plu une partie de la nuit, il fait beau et chaud. Le sentier est très agréable, bordé par des bouleaux nains et plusieurs sortes de mousses et de lichens aux couleurs variées.
Lorsque je rejoins Colette, elle me montre un dessin qu’elle a fait durant ma petite randonnée. Je le trouve très beau, mais elle n’est pas satisfaite, car elle préférait son croquis de départ, fait au crayon à mine.
Samedi 4 août (jour 73)
À 4 heures du matin, au nord du Yukon, devinez ce qui nous réveille en sursaut? Eh bien non, pas un grizzly, ni même un caribou ou un orignal égaré : le système d’alarme d’un des trois autres véhicules du terrain de camping!!!! Nous essayons de nous rendormir, mais nous n’y arrivons pas et décidons de prendre la route. Colette prend donc le volant à 4h45. Il y a un peu de brouillard et nous espérons voir quelques animaux, mais, finalement, ils resteront tapis loin de la route.
Le paysage est cependant toujours aussi spectaculaire. À 6h00, nous nous arrêtons dans une halte avec une vue sans obstruction sur la chaîne de montagne Ogilvie. Nous déjeunons, puis, pendant que Colette fait un somme, je marche dans la colline et je ramasse des bleuets, en compagnie des nombreux moustiques qui m’ont repérée. Je trouve que c’est magique d’être ici ce matin, dans cette nature quasi vierge et de pouvoir goûter à ces fruits sauvages. Il y a d’autres baies qui poussent : chicoutés (baked apples) jaunes, shéferdies du Canada (soap berries) toutes rouges.
Nous reprenons la route vers 9h00 et Colette nous amène à bon port à Eagle Plains vers 11h00, après un dernier 40 km passablement raboteux. Sur la route, nous avons dépassé devinez quoi? Non, pas un grizzly ni un orignal, ni un caribou, ni même un lièvre : des cyclistes! Chargés comme des mulets, sur cette route de gravelle, ça prend du courage et aussi un grain de folie, non?
Après avoir dîné et fait la sieste, nous décidons de faire à nouveau vérifier le dessous de Westy, car la vibration nous inquiète encore. Mais il n’y a rien à faire, ar rien d’apparent ne semble vouloir se détacher de Westy. Nous en sommes quittes pour un autre tip de 20 $ après qu’un jeune meccano sympathique ait passé un bon moment allongé sous le camion.
Vers 16h30, nous partons pour le Cercle arctique, qui se trouve à environ 40 km d’Eagle plains. C’est le point le plus au nord de notre voyage et nous en profitons pour faire une petite marche ensemble. Et devinez ce que je trouve? Des bleuets, dont je remplis un autre contenant. Farce à part, nous sommes très heureuses d’être ici et nous profitons amplement de la vue sur les montagnes Richardson.
De retour au camping, nous voyons arriver le groupe de cyclistes que nous avons dépassé. Un peu plus tard, je vais leur porter des bleuets pour les réconforter et nous échangeons. Imaginez-vous qu’ils ne s’arrêteront pas au Cercle Arctique,mais bien à Inuvik, au bout de la route : il y a des Espagnols, une Américaine, une Australienne, un Japonais, tous adeptes d’aventures extrêmes de ce genre. Nous allons boire un verre avec eux. Je prends cette photo du soleil couchant quelques minutes avant minuit.
À 4 heures du matin, au nord du Yukon, devinez ce qui nous réveille en sursaut? Eh bien non, pas un grizzly, ni même un caribou ou un orignal égaré : le système d’alarme d’un des trois autres véhicules du terrain de camping!!!! Nous essayons de nous rendormir, mais nous n’y arrivons pas et décidons de prendre la route. Colette prend donc le volant à 4h45. Il y a un peu de brouillard et nous espérons voir quelques animaux, mais, finalement, ils resteront tapis loin de la route.
Après avoir dîné et fait la sieste, nous décidons de faire à nouveau vérifier le dessous de Westy, car la vibration nous inquiète encore. Mais il n’y a rien à faire, ar rien d’apparent ne semble vouloir se détacher de Westy. Nous en sommes quittes pour un autre tip de 20 $ après qu’un jeune meccano sympathique ait passé un bon moment allongé sous le camion.
Dimanche 5 août (jour 74)
Nous arrêtons aussi au point de vue sur le parc de Tombstone et j’en profite pour faire aller marcher à flanc de colline. Colette reste dans Westy. Le vent s’est levé et il fait nettement plus frais dehors! Je pars avec ma tuque sur la tête.
Nous voici de retour à Dawson vers 20h30 après 800 km de gravelle. Après avoir visité un autre camping plus loin de la ville, mais au bord de la route, nous décidons de retourner au camping Gold Rush où nous avions passé quatre jours. Des Québécois de Victoriaville sont installés juste à côté de nous et nous échangeons nos impressions de voyage.
Toujours un peu déphasées, nous nous couchons vers minuit.
Lundi 6 août (jour 75)
Après un après-midi tranquille, nous allons faire une petite épicerie et nous préparons une sauce à spaghetti. Avec un bon vin rouge nous dégustons notre premier spaghetti réussi du voyage.
Je complète mon texte pour Passeport santé.net après avoir parlé au téléphone avec Bev Gray, la propriétaire du magasin Aroma Borealis de Whitehorse. Puis je complète le journal de voyage et je le mets en ligne.
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