Dormir dans une tente jouquée au sommet des rochers a son charme et ses inconvénients, Je me réveille vers 3h30, lorsque le soleil se lève, puis vers 6h30 et 8h30. Je fais mes exercices d’étirement, je lis et je vais rejoindre Colette, à qui je laisse la place pour raconter sa nuit dans Westy : « Grrrr, «quiet hour» 23h00... ben oui avec le soleil, les enfants ils savent pas qu'yé tard, ni qu'yé trop de bonne heure! Alors j'ai quitté la tente pis chus entrée dans Westy pour la nuit. Je me suis battue avec au moins trois moustiques que je n’ai jamais réussi à tuer et qui m’ont tenue réveillée jusqu’à trois heures du matin !!!! Le soleil est bel et bien là à 4h00, puis à 7h00, les avions décollent pour la pêche, les autos dans le stationnement partent aussi. Ma pire nuit depuis le départ! Une chance que Françoise m’a préparé un bon café et fait des toasts, ça m’a redonné le sourire! »
Après le déjeuner, je vais me baigner et je profite à nouveau de ces eaux calmes pour faire quelques « longueurs ». Nous allons en ville pour faire quelques achats et flâner dans les magasins de souvenirs. Nous allons à la bibliothèque pour lire nos courriels et mettre le blog à jour. Après une heure et demie, la connexion nous lâche et comme
De retour au Bullocks, je prends cette fois-ci du artic char sur le grill. C’est cher en bébittes, mais c’est bon comme c’est pas permis. Colette prend de la truite. Pour digérer le tout, nous allons marcher sur le sentier qui fait le tour du Kam Lake. Superbe sentier de 5.6 km, mais nous n’avons pas pris d’eau avec nous. Comme il fait chaud, nous arrivons assoiffées, mais enchantées des points de vue que nous avons eus sur la ville et les environs et des sections rocheuses de cette marche.
Nous passons au lac du camping où je me baigne avec grand plaisir après cette randonnée. Colette prend une douche qui la réconcilie avec la vie. Nous n’en revenons toujours pas de la lumière du jour qui se prolonge si tard. Je dors à nouveau dans la tente et Colette, dans Westy, après que les moustiques aient été dûment exterminés.
Dimanche 15 juillet (jour 53)
Nous allons déjeuner vers 11h30 au fameux Wildcat Café, une institution, à Yellowknife. Colette prend du pain doré et moi les crêpes. Le café est très fort et très bon.
Nous allons au Centre d’information touristique où je complète la mise à jour de notre blog. Nous allons faire l’épicerie chez Extra Foods. Bien approvisionnée, cette épicierie : j’y trouve des olives deux fois moins chères que dans les Safeway que nous avons fréquentés depuis notre départ. Nous prenons la route vers le parc territorial de Prelude Lake, à 30 km de Yellowknife. La route, même si elle est pavée, est un peu « rock and roll », car elle est bombée par endroits, ce qui demande de réduire la vitesse si on veut éviter de faire bondir Westy et tout son précieux contenu! Nous arrivons à bon port vers 16h30.
Lundi 16 juillet (jour 54)
Après une nuit baignée d’un bienheureux et réparateur silence, nous nous levons vers 9h30. Je fais un petit feu de bois pour que nous mangions des toasts.
Après délibérations démocratiques, nous choisissons de passer une nuit de plus dans ce paisible camping, histoire de prendre notre temps et de nous reposer avant de rouler vers le Yukon. Nous partons donc vers les chutes Cameron, situées à environ 15 km du camping. La route commence par de la gravelle « planche à laver », se poursuit par des zones de sable, des virages, bref, ça nous prend près de 30 minutes pour arriver à destination.
Il fait si chaud et il faisait si froid la première fois que j’ai fait ce sentier en mars 2004! Le sol était tout blanc et tout gelé, aujourd’hui, il est sablonneux, plein de roc et de chaleur. Ça fait vraiment drôle! Nous marchons sur du roc et approchons de la chute, qui est à 1,2 km du stationnement. Elle est très différente des chutes que nous avons vues avant d’arriver à Yellowknife, plus désordonnée, mais le promontoire qui la surplombe permet d’en apprécier toute la beauté.
C’est magnifique de longer cette rivière, de traverser sur ce pont en métal et de voir la chute d’un autre point de vue. En revenant, nous bifurquons à gauche, car j’ai vu des gens se baigner par là. L’accès à l’eau est beaucoup plus facile ici, qu’en bas de la chute!
Il fait chaud, on se croirait en Provence en plein mois de juillet. Nous retournons au stationnement, non sans admirer à nouveau la beauté de ce sentier bien aménagé. Le retour par la route de gravelle se fait sans encombre, car j’ai bien repéré les endroits plus difficiles et je ne roule pas vite.
Nous allons admirer la vue sur le lac Prélude et nous profitons du calme de cette soirée pour méditer sur les rochers. C'est subtil, mais bien réel : depuis que nous sommes dans les TNO, notre rythme intérieur est plus serein, nous sommes passées à une étape plus approfondie du Carpe diem.
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