Echo Lake prov. park – Buffalo Pound prov. Park : 195 km
Après avoir mis notre blogue à jour, nous nous rendons au centre-ville de Regina. Colette se fait couper les cheveux pendant que j’achète quelques livres et que j’engage la conversation avec une femme qui vend des billets pour un tirage et qui semble se morfondre dans son kiosque dans ce centre commercial quasi-désert. Régina compte beaucoup de vastes espaces verts. Le temps pluvieux ne nous permet pas de les explorer, mais nous voyons bien que le parc Wascana est immense. Cette ville me fait un peu penser à Ottawa.
Colette insiste pour aller voir un film Imax sur les cavaliers et les cow-boys un peu partout dans le monde : Texas, Espagne, Maroc, Amérique du Sud et Canada. Lorsque nous sortons, le temps s’est éclairci sur Regina. Nous prenons la route vers Moose Jaw : c’est quand même un drôle de nom pour une ville, Mâchoire d’orignal!Nous nous arrêtons avant, dans le parc de Buffalo Pound. Nous nous installons au bord d’un lac et nous sommes toutes seules dans cette section du camping. Il est tard, il vente. Je suis un peu embarrassée d’avouer que j’ai eu du mal à m’endormir au cours de cette première nuit toutes seules : toutes sortes d’idées pas très réjouissantes me sont passées par la tête, mais aucun scénario n’a abouti, heureusement! Ah, les petites natures urbaines…
Lundi 18 juin (jour 26)
Buffalo Pound prov. Park – Moose Jaw : 42 km.
Il pleut encore et le vent est froid. Nous quittons le camping de bonne heure (un record en fait : on quitte à 6h30!) et repérons un Java Express à Moose Jaw. Très sympas ces cafés.
Après cet agréable déjeuner à l’abri des intempéries, nous allons visiter les fameux tunnels de Moose Jaw. Ils sont célèbres pour deux aspects historiques : ils auraient servi de repères à Al Capone dans les années 1920 et ont servi de refuge aux Chinois immigrés victimes d’exploitation et de racisme. En fait, cette visite, bien que très intéressante, est assez traumatisante. Ces travailleurs chinois ont immigré, légalement ou non dans les années 1840 en Amérique du Nord, attirés par les découvertes de gisement d’or.
Ensuite, ils ont continué à immigrer au Canada (les États-Unis avaient entretemps fermé leur pays aux immigrants chinois), car le pays avait besoin de main-d’œuvre pour la construction de la voie de chemin de fer dans les années 1880.Mais ces immigrants étaient loin d’être bien accueillis par les Canadiens qui les considéraient comme des êtres inférieurs à cause de leur apparence et de leur culture. Ils étaient détestés et les immigrants illégaux craignaient d’être renvoyés de force chez eux. À Moose Jaw, les tunnels creusés sous la ville pour accéder aux différentes chaudières alimentant les commerces devinrent leur refuge. Mais pour y vivre dans des conditions misérables et insalubres, ils devaient payer un loyer équivalent à la moitié de leur maigre paye. C’est à se demander pourquoi ils restaient ici. Il semble que les conditions de vie en Chine étaient déplorables et qu’ils arrivaient tout de même à faire parvenir un peu d’argent à leur famille restée au pays. En effet, la très grande majorité des immigrés étaient des hommes qui avaient laissé femme et enfants dans leur Chine natale. Et ils avaient tous le rêve d’être suffisamment à l’aise un jour pour faire venir leurs proches. Tour virtuel des tunnels sous forme de bande dessinée: http://www.tunnelsofmoosejaw.com/pasvirtualtour.asp
I
ls travaillaient aux tâches les plus dangereuses pour le chemin de fer et chez les blanchisseurs. Les Canadiens, xénophobes et peu préoccupés des droits humains se foutaient bien de tout ça en autant que leurs chemises étaient propres et que le chemin de fer avançait. Mais, à plusieurs reprises, il y a eu des pressions pour interdire l’immigration chinoise. Le gouvernement a résisté à ces pressions parce que le chemin de fer avait besoin de main-d’œuvre bon marché. Ensuite, il a instauré une taxe à l’immigration qui a augmenté de 50 à 500 $ en quelques années. Les Chinois ont quand même continué à immigrer. Cela a pris du temps avant que les conditions misérables dans lesquelles ils vivaient incitent les autorités chinoises à déconseiller
l’immigration au Canada. Bref, comme nation multiculturelle, le Canada revient de loin… Le traitement des Premières nations et des Japonais durant la Deuxième guerre mondiale est du même acabit raciste et immoral. Mais toutes les démocraties actuelles ont un passé très trouble en matière de droits humains et le Canada ne fait pas exception.Histoire de nous remettre de cette indigestion d’inhumanité, nous passons un moment dans une piscine dont les eaux thermales chaudes sont puisées au creux de la terre. C’est une expérience extraordinaire de relaxation que d’être dans cette eau chaude (42 ºC) et de profiter des jets sous pression pour dénouer les tensions. Nous sortons de là toutes molles, la peau douce et très propres! La photo ci-dessous a été prise dans le site du Temple GArdens Mineral Spa.
Dans cet état avancé de relaxation, pas question de faire de la route. Nous aboutissons donc au camping Riverside, à 2 km de Moose Jaw. Il est effectivement au bord de la rivière, mais il vient avec d’autres « extra » comme la voie de chemin de fer, les trains qui manœuvrent à la gare et qui actionnent leur sifflet, sans oublier la route. Mais nous sommes zen et le terrain est beau : arbres, pelouse, oiseaux. La dame qui tient le camping a l’air d’être là depuis 25 ans au moins. Elle n’est pas très avenante, mais se détend en nous parlant, avec un effort tout de même.
Ce qui me fait penser qu’elle est là depuis 25 ans, c’est qu’elle insiste sur le point des douches qui sont INCLUSES dans le prix du camping, mais oublie de nous dire qu’il y a une connexion wi-fi aussi incluse. Bien que nous ne prévoyions pas aller dans internet, l’ordinateur nous a signalé la présence du réseau sans fil. Le signal est faible, mais permet tout de même d’envoyer des courriels.Nous nous préparons un super souper de couscous avec oignons, champignons, courgettes et poulet que nous arrosons avec un vin blanc. Nous pensions avoir acheté un vin rouge, mais comme il est en tétrapak, nous n’en avions pas vu la couleur. Nous ne savions pas que le « Pinot Grigio » était un blanc, hum!
Mardi 19 juin (jour 27)
Moose Jaw – Grasslands National Park : 272 km
Nous quittons le camping vers 12h30, en direction de Gravelbourg. En arrivant dans ce petit village originalement francophone, un panneau attire mon attention, car j’y vois le mot Abortion. Manifestement artisanal, ce panneau affiche en fait l’inscription Adoption, not Abortion.
Anecdote. En quittant GravelBourg, j’apprends, grâce à Radio-Canada, qu’un événement insolite est arrivé à Winnipeg dans les derniers jours. Il faut tout d’abord savoir que cette ville procède chaque été à l’épandage de malathion pour réduire la population de moustiques. Le seuil pour que l’application ait lieu est de 100 moustiques par pièges qui sont placés dans différents secteurs de la ville. Or, la moyenne, qui était de 39 ces derniers jours, est très étrangement tombée à 15 ce matin! Un autre brûlant dossier à suivre.
Nous nous dirigeons encore plus vers le sud pour nous rendre au Parc national des Prairies (Grasslands National Park). Les routes sont plus étroites et peu fréquentées, sauf par de téméraires spermophiles de Richardson (écureuils qui vivent dans des terriers). Ils sont des dizaines à se dresser le long de la route et certains ne trouvent rien de mieux à faire que de traverser devant notre véhicule. Il y en a même deux qui restent carrément dressés au milieu de la route et qui passent sous le camion. Après en avoir écrasé deux ou trois, Colette, traumatisée, se met à les klaxonner pour les décourager et leur parle tout haut en leur disant de se sauver : « Va-t-en chez vous! » crie-t-elle à tue-tête…
Le Parc national des Prairies est un endroit semi-désertique. À peine un kilomètre après y être entrées, nous voyons un village de chiens de prairie : des trous un peu partout autour desquels s’agitent et crient plusieurs d’entre eux. Impressionnant et cute. Les chiens de prairie sont plus gros que les spermophiles, plus pâles et beaucoup plus grégaires. Ils jappent quand nous immobilisons le véhicule, sans doute pour signaler un danger à leur tribu. Colette est toute émerveillée et essaye de leur parler…
Le parc n’offre aucune infrastructure de camping. Nous nous arrêtons dans un endroit suggéré pour les véhicules de camping, c’est-à-dire sur le terrain d’une ancienne ferme (homestead). Nous sommes encore plus seules ici qu’au camping du Parc provincial de Buffalo Pound.
Nous avons une vue à 360 degrés sur un décor sans arbre, mais légèrement vallonné par endroits. C’est très spécial. Il y a des oiseaux, notamment des hirondelles, des chiens de prairies et deux gros cerfs passent à proximité de Westy. Les indications du parc nous signalent aussi qu’il y a des serpents à sonnettes, des veuves noires et des wood ticks, c’est-à-dire les fameux morpions dont nous avons fait la connaissance au parc d’Hecla au Manitoba. Cette faune variée ne plaît pas trop à Colette qui n’est pas sûre qu’elle veut sortir de Westy. Mais nous prenons notre son courage à deux mains et survivons héroïquement à l’exploration des environs de notre lieu de résidence pour la nuit.
J’écris ce journal confortablement installée sur le siège du passager, avec le soleil qui se couche à ma gauche et l’horizon à perte de vue devant moi. Deux cerfs viennent nous observer et passent leur chemin. Des hirondelles et d’autres oiseaux volent, chantent, s’ébouriffent. Nous sommes les seules humaines à des kilomètres à la ronde. Curieuse sensation dans ce décor si inhabituel pour nous.
Mercredi 20 juin (jour 28)
Grasslands prov. Park – Cypress Hill prov. Park : 280 km
Je me réveille vers 4h30, à la barre du jour. Je reste couchée, mais toutes les dix minutes je me relève pour voir les couleurs changer. Vers 5 h, je vois deux cerfs au loin. En prenant les jumelles, je m’aperçois qu’ils sont différents des cerfs d’hier soir. J’apprendrai plus tard qu’il s’agit d’antilopes d’Amérique. Leurs cornes sont un peu différentes et leur pelage plus pâle que celui des cerfs mulets qui fréquentent ce parc.
À 5h30, je propose à Colette de continuer notre route, dans l’espoir de voir des animaux et aussi pour continuer notre traversée du parc pendant qu’il ne fait pas trop chaud, car la journée s’annonce très ensoleillée. Finalement, nous apercevrons un coyote et quelques cerfs. Vers 6h00, nous nous arrêtons à la limite du parc. Je décide de partir explorer les collines pendant que Colette continue sa nuit.
Je redescends de la colline vers 8h00 et nous continuons notre route. Nous nous arrêtons au centre d’information du parc où nous regardons une vidéo sur la faune du parc. En 2005, des bisons sauvages y ont été réintroduits, mais nous n’en avons pas vu. Nous allons faire le sentier de la Butte le point le plus haut du parc. Au début, Colette ne pensait faire qu’une partie de ce sentier, mais c’est tellement beau et dépaysant, qu’un pas après l’autre, elle fait la boucle de 5 km au complet avec moi. Et quelle boucle! Nous sommes au milieu de collines partiellement désertiques, il y a des cactus en fleur partout et le ciel est sans nuages.
Nous nous dirigeons ensuite vers le Cypress Hill provincial park. Nous sommes sur la route la plus au sud de la Saskatchewan et la frontière avec les États-Unis est à environ 30 km. Après, c’est le Montana. Ce que la carte ne dit pas, c’est que cette route est en gravelle. Après avoir roulé 50 km sur la route de gravelle du parc, nous nous tapons près de 80 km autres kilomètres de poussière. Nous croisons quelques pick-ups, passons quelques fermes abandonnées et trouvons le chemin bien long, car notre marche dans les collines nous a fatiguées. Nous nous relayons au volant. Il fait un soleil de plomb. Nous arrivons finalement à Cypress Hill vers 17h00 crevées et bougonnes.
Une douche nous transforme en madames propres et civilisées. Ah que la Mike’s est bonne! Je prépare une salade de carottes que je mange avec des pissenlits cueillis autour de notre site. Le camping est superbe avec tous ces arbres très hauts et si droits. Très calme aussi, même si deux familles sont installées pas loin avec de jeunes enfants.
Au moment où nous nous rendons aux toilettes, le camping s’agite un peu : une femelle orignal et son petit traversent les lieux sans crainte. Les flash des appareils photos, même lointains, effrayent le petit. La mère reste imperturbable et les deux s’éloignent lentement. « Vous êtes chez moi et non l’inverse », semble-t-elle nous dire.
Jeudi 21 juin (jour 29)
Cypress Hill prov. park
Pas un bruit dans le camping. Lorsque nous nous décidons à regarder l’heure, il est 10h00! Le temps de déjeuner, de faire la vaisselle, de payer pour une autre nuit, nous voici à la plage du camping où j’écris ce journal de voyage à l’ombre d’un cyprès. Le camping est assez gros, mais séparé en différentes sections. Il y a même une piscine, un magasin, un restaurant et une station d’essence.
Nous relaxons. Nous lisons. Je fais des exercices d’assouplissement sur la plage, Colette dessine un peu et je me baigne dans le petit lac (Loch Lomond). L’eau du lac est baignable, mais fraîche : une couche d’environ 20 cm a été réchauffée par le soleil, mais en dessous, c’est frisquet!
Nous commençons à préparer le souper et je fais un feu, mais un gros nuage déclenche une petite pluie, qui ne dure pas : 15 minutes plus tard, le ciel bleu est de retour. Nous savourons les fameuses pâtes au thon et au pesto de Colette, accompagnées d’une Mike’s. Nous nous couchons vers 22h00, ressourcées par cette journée de repos.
Vendredi 22 juin (jour 30)
Cypress Hill prov. Park (Saskatchewan) – Writing on Stone, prov. Park (Alberta) : 325 km.
Nous faisons un sentier dans le parc (Whispering pines trail). Un feu qui a rasé la forêt il y a 100 ans a permis aux majestueux pins de Murray (lodgepole pines) de se développer ici. Vraiment impressionnants, ces hauts arbres aux troncs si droits. On croirait une plantation de main d’homme. Le sentier est très agréable et serpente durant 2,4 km au cœur de la forêt, avec quelques points de vue.
Nous quittons le parc vers 11h30. Nous arrivons en Alberta vers 12h30. Nous dévorons le restant de nouilles au pesto. Nous prenons nos courriels à distance au kiosque d’imformation.
Un arrêt à Medicine Hat, grosse ville de 50 000 habitants, nous permet de faire le plein d’essence et l’épicerie. Au moment où nous quittons la ville, le clignotant arrière droit de Westy nous lâche. Nous reprenons la route 45 minutes plus tard après un arrêt chez Canadian Tire : Colette va acheter l’ampoule défectueuse et je la remplace.
Environ 150 km de routes droites et en très bon état nous amènent au par provincial de Writing-on-Stone, que nous n’aurions pas visité si un ami d’un ami ne nous l’avait pas recommandé. L’arrivée est magique : pendant des kilomètres nous avons roulé sur des routes plates et tout à coup, nous voici dans un genre de canon bordé de milliers de hoodoos (cheminées de fées), avec une rivière qui serpente au fond!
Le camping, qui compte 64 sites est presque plein, car c’est vendredi soir. Nous trouvons un site qui nous convient. Nous soupons d’un filet mignon acheté à Medicine Hat, accompagné d’un White Zinfandel acheté quelque part en Saskatchewan. Mounoummm, fait Colette la carnivore de service. C’est vrai que c’est tendre et bon.
Nous allons faire un tour à la plage, qui offre un très beau coup d’œil et dont le sable et ultra-fin. L’eau est la moins froide du voyage jusqu’à présent. Le fond de la rivière est aussi de sable fin et on a pied partout, une bonne chose, car le courant est assez fort. Je m’amuse avec la force de la rivière. Je me sens rafraîchie et privilégiée d’être dans un endroit aussi beau. Colette prend une douche (ici, ça coûte 2 $).
Samedi 23 juin (jour 31)
Je me lève vers 5h30 et je vais marcher seule dans le sentier aménagé dans une section du parc où il y a des hoodoos et des vues sur la rivière à couper le souffle. C’est tellement beau, que moi qui ne suis pas très kodak, je me transforme en touriste japonaise : clic, clic, clic et reclic!
Je profite de la magie et de la tranquillité de l’endroit pour savourer ce moment de solitude. Je vois des cerfs mulets brouter et trois d’entre eux ont l’air d’avoir bien du plaisir à courir et à bondir juste pour le fun. Sachant que Colette va beaucoup aimer ce sentier, je ne me rends pas jusqu’au bout, afin d’y retourner avec elle. Je reviens au camping vers 8h00. Nous reprenons le sentier vers 9h30 et en reviendrons vers 12h00, absolument éblouies.
Un cerf a joué à cache-cache avec nous, Colette a vu une mère avec son petit et nous avons vu des gravures amérindiennes qui racontent une grande bataille qui a eu lieu en 1866 entre les Blackfoot, principaux occupants de la région et d’autres tribus (Gros ventres, Crow and Plaines Cree). Les gravures sont petites et peu profondes : il
Les Blackfoot (une confédération de quatre tribus), comme d’autres Amérindiens, dépendaient du bison pour leur subsistance et bien d’autres choses. Ces animaux étaient très nombreux dans la région, mais ont été exterminés par les colons, ce qui a détruit le mode de vie traditionnel de ces tribus. Quelle pitié!
Nous revenons du sentier vers 12h30 et passons le reste de la journée à relaxer. Nous tenons à rester une autre nuit dans ce lieu enchanteur. Un cerf mulet vient brouter autour de la caravane des voisins qui se sont absentés. Colette le prend en photo et il ne bronche pas, même si elle l’approche de près.
Dimanche 24 juin (jour 32)
Après le petit déjeuner, nous faisons un tour guidé qui nous permet d’explorer, avec un guide, une partie protégée du parc. Pendant deux heures, nous écoutons avec intérêt son exposé. En bref, cet endroit est un lieu sacré pour les Amérindiens qui viennent encore y faire des cérémonies et des quêtes de vision. Plusieurs artistes ont laissé leur trace sur les parois verticales créées par l’érosion. Certaines gravures datent des années 1800, mais d’autres sont plus anciennes, soit environ 300 ans, sans être précisément datées. Des fouilles archéologiques ont permis de retrouver des objets datant de 3000 ans. Il faut dire que le lieu est propice, car il est abrité du vent, la rivière attire les animaux et permet la présence de baies comestibles. Certaines falaises servaient de pièges où les chasseurs les attiraient. En effet, les archéologues ont retrouvé pas mal d’os de bisons au pied de certaines d’entre elles.
Après ce voyage dans le temps, nous passons un peu de temps au centre d’information, qui est tout neuf et très bien fait. Il y a au centre un genre de tipi. Lorsque nous y entrons, Colette et moi sommes saisies par la force de l’énergie qui y circule.
Nous prenons la direction de Lethbridge, bien décidées à ensuite nous rendre à Calgary. Mais nous changeons d’avis après que deux personnes nous aient conseillé d’aller au parc de Waterton. Nous faisons l’épicerie, achetons de l’essence, du vin et des la Mike’s et passons la nuit dans un camping à Lethbridge.
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