jeudi 30 août 2007

Anchorage

Mardi 21 août (jour 90)

Je me lèvre vers 8h00 pour appeler le garage qui nous a été référé : il nous donne un rendez-vous pour demain à 8h00. Après un petit déjeuner étiré, nous nous rendons en ville pour faire une épicerie. Colette fait imprimer le journal de voyage et développer quelques photos pour envoyer le tout à ses grands-parents. J’achète du kava dans deux magasins de produits naturels : on ne peut pas acheter cette plante au Canada, mais elle est permise aux États-Unis. Tous ces achats prennent du temps, car il nous faut errer un peu en ville pour trouver les endroits appropriés. Nous prenons un lunch rapide dans Westy, dans le stationnement d’un centre commercial.

Nous allons faire un tour au bord d’un petit lac situé dans un parc de la ville. Il y a là des bernaches et de très beaux huards. Anchorage est une ville à l’architecture hétéroclite, qui compte son lot de maisons décrépies et quelques parcs de maisons mobiles. Il y a aussi de nouveaux quartiers et des maisons dans les collines environnantes. En passant, Anchorage est la plus grosse ville de l’Alaska (300 000 habitants), mais n’en est pas la capitale. C’est Juneau, qui jouit de ce statut, une ville beaucoup plus petite (32 000 habitants) et qui n’est pas accessible par la route! Autre caractéristique d’Anchorage : comme à Fairbanks, il y a beaucoup d’églises de toutes sortes. Au centre-ville, nous remarquons que certaines places de stationnement le long de la rue sont munies de prises permettant de brancher son auto.

Nous retournons vers 17h00 au camping et je me mets à la mise à jour du blogue, ce qui me prend un peu plus de deux heures. Nous faisons cuire un filet de saumon argenté (silver salmon) qui s’avère délicieux. Vaisselle, lecture et hop au lit, car il faut se lever de bonne heure pour être au garage à 8 heures demain.

Mercredi 22 août (jour 91)

Nous allons déjeuner chez Dennys avant d’aller au garage. La source du bruit n’est toujours pas identifiée, mais le frein à main fonctionne, les freins ont été nettoyés, le filtre à huile changé et les pneus, gonflés et « rotationnés ».

Nous retournons au centre-ville pour aller voir la baie. Le temps est gris, mais moins qu’hier. Ça doit être très beau quand il fait beau. Colette et moi avons un coup de coeur pour les oeuvres d’un artiste qui travaille la pierre à savon. J’achète une loutre de mer avec son petit sur le ventre et Colette achète un chasseur. Nous mangeons dans un petit restaurant asiatique sympathique, puis nous nous rendons ensuite à la Ulu Factory, un des endroits où sont fabriqués ces couteaux traditionnels avec une lame courbe et une poignée dans le milieu, sur le dessus.

Nous nous rendons ensuite au centre de recyclage, car nous avons accumulé des bouteilles de Mike’s, des plats et des bouteilles en plastique. Il n’y a pas ici de collecte sélective ni de cloches de dépôt. Il faut traverser la ville et se rendre dans un endroit plutôt déprimant rempli de containers accueillant les divers items recyclables.

Nous prenons ensuite la route vers le sud et choisissons, en route de nous rendre à Whittier, car des croisières d’une journée partent de là pour aller voir les nombreux glaciers de Prince Williams Sound. Mauvaise idée : d’une part, il faut payer 12 $ (aller-retour) pour passer dans un tunnel de 2,5 milles taillé dans le roc, d’autre part, il faut attendre, parce qu’il n’y a qu’une voie pour passer et, finalement, Whittier, originalement construite pour les besoins de l’armée est un village laid, surtout sous la pluie. Quant au seul camping qu’il y a là, aucune de nous deux ne veut y passer la nuit. En principe, il y a deux bed and breakfast ici, mais nous n’arrivons pas à les trouver. Résultat : nous rebroussons chemin. Il nous faut attendre 30 minutes avant de pouvoir rouler dans le tunnel. Comme nous sommes les premières dans la file et qu’il n’y pas de toilettes, Colette doit s’asseoir durant tout ce temps sur son envie de pipi. Nous sommes fatiguées, bougonnes et nous avons faim.

Lorsque nous arrivons dans un camping situé à quelques kilomètres de Whittier, ça nous prend un temps infini pour mettre Westy au niveau, sous la pluie. Puis, lorsque je veux le brancher, je me rends compte que la prise de courant n’est pas compatible avec la nôtre… Notre humeur est massacrée ou massacrante, choisissez. Je vais voir la propriétaire qui finit par trouver un adaptateur adéquat dans ses affaires. Ouf, nous pouvons rester là et manger au chaud! Il pleut toujours.

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