Ça fait au moins une semaine que je veux faire cette mise en ligne, mais d’une chose à l’autre… En fait, je viens de me rendre compte que cette mise en ligne constitue un pas important dans le fait d’accepter que le voyage est terminé dans sa portion concrète. Mais comme je m'ennuie de ce blogue tenu pendant plus de six mois, je vais quand même avoir un plaisir certain à vous parler à nouveau de nous.
Nous sommes revenues depuis trois semaines et éprouvons quelques malaises à nous réadapter à la vie ordinaire. Nous savions que ce serait difficile, mais nous ne savions pas de quelle nature seraient ces difficultés. Voici un résumé des dernières trois semaines.
Colette est allée voir ses grands-parents dès le lendemain de notre retour : retrouvailles émouvantes. Nous avons ensuite revu Gaël, ma fille aînée avec plaisir : elle habite ici quatre jours par semaine. Colette a revu sa mère et son conjoint (photo ci-contre) et elles ont fait quelques courses ensemble en prévision du repas de Noël. J’ai fait un petit tour au bureau pour saluer mes collègues de travail à l’occasion d’un dîner juste avant le congé de Noël : nous étions très contents de nous
revoir. Le 24 au matin, un brunch familial a eu lieu chez nous, réunissant trois couples : Colette et moi, Christian et Gaël, Patrick et Jessica. Très agréable!
Nous avons passé Noël et le jour de l’an à Saint-Donat chez les grands-parents de Colette. Entre tout ça nous avons chacune et ensemble revu quelques amies et amis, dont un couple qui a gravi le Kilimandjaro en septembre dernier : présentation d’un film et photos à l’appui, c’est tout un exploit de se rendre au sommet, à 5900 m (près de 20 000 pieds), où l’oxygène se fait rare!
La période des Fêtes a été plutôt tranquille, mais elle fut bien assez remplie pour nous, car la réadaptation à la vie sédentaire exige quelques ajustements intérieurs pas toujours évidents, car ils sont subtils, mais puissants.
Voici une liste non exhaustive du parcours de notre ré-acclimatation.
- P’tit char!
Après avoir conduit haut perché dans Westy, la Mazda Protegé de Colette nous semble être au ras du sol et ne pas avoir de pneus. Ce n’est pas très rassurant : en étant si bas, nous avons l’impression de ne rien voir et de ne pas être vues.
- Deux chars!
Comme nous n’avons pas encore remisé Westy pour l’hiver, nous avons deux véhicules. Ça peut paraître pratique, mais en cas de tempête, c’est pas de la tarte! Et il y en a eu deux depuis notre arrivée. Nous nous sommes fait de gros mollets durant notre voyage et maintenant nous nous faisons de gros bras en pelletant, surtout que nous avons aussi donné un coup de main à notre voisine et à notre propriétaire.
- Un flat!
Durant 33 000 km, les pneus de Westy ont été irréprochables, même dans les pires conditions. Nous avons fait poser des pneus d’hiver neufs sur la Mazda et moins d’une semaine plus tard Colette a roulé sur un clou au coin de la rue: crevaison irréparable et impossible de faire remplacer le pneu neuf avant le 2 janvier! Comme nous n’avons qu’une petite roue de secours et que nous voulions aller à Saint-Donat chez les grands-parents de Colette, nous avons déneigé Westy et hop! nous voilà de nouveau haut perchées sur la route!
- La planification
Ç’a l’air de rien, mais voilà un point important.
Après avoir planifié au jour le jour pendant près de sept mois, nous voilà à regarder le calendrier des prochaines semaines avec un air complètement hébété. On nous invite pour le 3 janvier, mais nous n’arrivons pas à nous projeter plus de deux jours dans le temps, au secours! Nous recevons le 24 décembre et nous apportons la dinde (cuite) à Saint-Donat pour le 25 décembre. Heu! Une chance que nous sommes deux et que nous continuons à nous compléter, car si j’avais été seule, je pense que la dinde de 5,5 kg (12 livres canadiennes) serait arrivée à moitié crue, faute d’une planification adéquate (la photo ci-contre a été copiée dans internet).
- Aller à l’épicerie
Colette est allée voir ses grands-parents dès le lendemain de notre retour : retrouvailles émouvantes. Nous avons ensuite revu Gaël, ma fille aînée avec plaisir : elle habite ici quatre jours par semaine. Colette a revu sa mère et son conjoint (photo ci-contre) et elles ont fait quelques courses ensemble en prévision du repas de Noël. J’ai fait un petit tour au bureau pour saluer mes collègues de travail à l’occasion d’un dîner juste avant le congé de Noël : nous étions très contents de nous
Nous avons passé Noël et le jour de l’an à Saint-Donat chez les grands-parents de Colette. Entre tout ça nous avons chacune et ensemble revu quelques amies et amis, dont un couple qui a gravi le Kilimandjaro en septembre dernier : présentation d’un film et photos à l’appui, c’est tout un exploit de se rendre au sommet, à 5900 m (près de 20 000 pieds), où l’oxygène se fait rare!
La période des Fêtes a été plutôt tranquille, mais elle fut bien assez remplie pour nous, car la réadaptation à la vie sédentaire exige quelques ajustements intérieurs pas toujours évidents, car ils sont subtils, mais puissants.
Voici une liste non exhaustive du parcours de notre ré-acclimatation.
Après avoir conduit haut perché dans Westy, la Mazda Protegé de Colette nous semble être au ras du sol et ne pas avoir de pneus. Ce n’est pas très rassurant : en étant si bas, nous avons l’impression de ne rien voir et de ne pas être vues.
Comme nous n’avons pas encore remisé Westy pour l’hiver, nous avons deux véhicules. Ça peut paraître pratique, mais en cas de tempête, c’est pas de la tarte! Et il y en a eu deux depuis notre arrivée. Nous nous sommes fait de gros mollets durant notre voyage et maintenant nous nous faisons de gros bras en pelletant, surtout que nous avons aussi donné un coup de main à notre voisine et à notre propriétaire.
- Un flat!
Durant 33 000 km, les pneus de Westy ont été irréprochables, même dans les pires conditions. Nous avons fait poser des pneus d’hiver neufs sur la Mazda et moins d’une semaine plus tard Colette a roulé sur un clou au coin de la rue: crevaison irréparable et impossible de faire remplacer le pneu neuf avant le 2 janvier! Comme nous n’avons qu’une petite roue de secours et que nous voulions aller à Saint-Donat chez les grands-parents de Colette, nous avons déneigé Westy et hop! nous voilà de nouveau haut perchées sur la route!
- La planification
Ç’a l’air de rien, mais voilà un point important.
Après avoir planifié au jour le jour pendant près de sept mois, nous voilà à regarder le calendrier des prochaines semaines avec un air complètement hébété. On nous invite pour le 3 janvier, mais nous n’arrivons pas à nous projeter plus de deux jours dans le temps, au secours! Nous recevons le 24 décembre et nous apportons la dinde (cuite) à Saint-Donat pour le 25 décembre. Heu! Une chance que nous sommes deux et que nous continuons à nous compléter, car si j’avais été seule, je pense que la dinde de 5,5 kg (12 livres canadiennes) serait arrivée à moitié crue, faute d’une planification adéquate (la photo ci-contre a été copiée dans internet).- Aller à l’épicerie
Voilà qui constitue aussi un moment tragi-comique, quand on doit faire des commissions un dimanche 23 décembre. Notre façon de nous en sortir fut de nous pointer à 8h00 chez Adonis (notre épicier préféré, mais aussi très chaotique aux heures de pointe) en espérant y trouver tout ce dont nous avions besoin. Fiou! mission accomplie en moins d’une heure. Ce fut un bon coup, car le chaos commençait dans le stationnement lorsque nous sommes parties sans demander notre reste…
- Interagir
En plus d’être déroutées par les quelques invitations es Fêtes, nous retrouver en présence de plusieurs personnes nous demande un ré-apprivoisement. Nous avons vécu à deux dans une bulle durant le voyage et elle est un peu malmenée par les interactions,
mêmes lorsqu’elles sont agréables. Il y en a de moins agréables : j’ai eu un choc en voyant deux quêteux (mendiants) sur la rue Saint-Denis. J’en ai vu plusieurs durant le voyage, mais ceux-là vivent à Montréal, dans ma ville : ça m’a touchée de façon brutale, car ç’a crevé ma bulle.
- L’humour et la complicité
Ce qui est extra, après ce voyage à deux, c’est de pouvoir en faire le deuil à deux aussi et c’est très très précieux. Ce qui restera de plus fort, c’est notre complicité inébranlable. Dans les moments difficiles ou bougons, nous avons aussi le réflexe de désamorcer la situation en faisant des blagues niaiseuses. C’est venu tout seul cet humour pour mieux vivre la fin du voyage et le stress du retour. C’est
une autre conséquence heureuse de ce périple extraordinaire.
- La beauté de l’hiver
Trois tempêtes en moins d’un mois ont recouvert le Québec d’un épais manteau de neige. Quel bordel en ville, mais quelle beauté, surtout en forêt! J’ai surtout fait de la raquette, dont une sortie avec Colette : les arbres étaient chargés de neige et nous avons vu un beau grand pic! J’ai aussi vu deux chevreuils en faisant du ski de fond. Et, ici-même à Saint-Laurent, j’ai vu un cardinal rouge se poser sur le poirier en arrière de la maison et un petit pic qui s’acharnait ce matin sur un des grands arbres de notre rue.
Notes du jour
- Interagir
En plus d’être déroutées par les quelques invitations es Fêtes, nous retrouver en présence de plusieurs personnes nous demande un ré-apprivoisement. Nous avons vécu à deux dans une bulle durant le voyage et elle est un peu malmenée par les interactions,
- L’humour et la complicité
Ce qui est extra, après ce voyage à deux, c’est de pouvoir en faire le deuil à deux aussi et c’est très très précieux. Ce qui restera de plus fort, c’est notre complicité inébranlable. Dans les moments difficiles ou bougons, nous avons aussi le réflexe de désamorcer la situation en faisant des blagues niaiseuses. C’est venu tout seul cet humour pour mieux vivre la fin du voyage et le stress du retour. C’est
- La beauté de l’hiver
Trois tempêtes en moins d’un mois ont recouvert le Québec d’un épais manteau de neige. Quel bordel en ville, mais quelle beauté, surtout en forêt! J’ai surtout fait de la raquette, dont une sortie avec Colette : les arbres étaient chargés de neige et nous avons vu un beau grand pic! J’ai aussi vu deux chevreuils en faisant du ski de fond. Et, ici-même à Saint-Laurent, j’ai vu un cardinal rouge se poser sur le poirier en arrière de la maison et un petit pic qui s’acharnait ce matin sur un des grands arbres de notre rue.
Notes du jour
- Cigarettes à la une (Desperately seeking smokers)
En ouvrant mes hebdos gratuits préférés (Voir, Ici), j’ai eu tout un choc : des pubs pleine page pour des cigarettes aromatisées et pour une cigarette qui génère moins d’odeur. Ça faisait des lustres que la pub pour le tabac était quasi-absente au Canada. Mais attention, pas interdite. En effet, l’industrie canadienne du tabac contestait depuis 10 ans la loi fédérale sur les produits du tabac en affirmant que la loi sur la publicité n'était pas claire, raison pour laquelle elle avait cessé d'en faire.
En juin dernier, la cour suprême a rejeté les arguments des cigarettiers en décrétant que le gouvernement peut restreindre la publicité sur le tabac, au nom de la santé publique. La publicité est donc permise, mais encadrée : elle est notamment seulement autorisée dans les médias imprimés dont le lectorat est majoritairement adulte. Tout ça au moment où la France interdit de fumer dans les cafés et bistrots (à partir du 1er janvier 2008). C’était déjà chose faite dans les restaurants.
En juin dernier, la cour suprême a rejeté les arguments des cigarettiers en décrétant que le gouvernement peut restreindre la publicité sur le tabac, au nom de la santé publique. La publicité est donc permise, mais encadrée : elle est notamment seulement autorisée dans les médias imprimés dont le lectorat est majoritairement adulte. Tout ça au moment où la France interdit de fumer dans les cafés et bistrots (à partir du 1er janvier 2008). C’était déjà chose faite dans les restaurants. En feuilletant les magazines Camping Caravaning reçus durant notre absence, je me suis rendu compte qu’on peut aussi utiliser le terme autocaravane pour parler d’un véhicule récréatif. Pas sûre que j’aime ça, mais ça peut être utile pour éviter des répétitions dans un texte. La photo ci-contre pourrait donc s'intituler "Autocaravane en cours de déneigment".
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